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Philosophie du dopage
EAN : 9782130584384
Paru le : 25 oct. 2011
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- EAN13 : 9782130584384
- Réf. éditeur : 287363
- Collection : SCIENCE HISTOIR
- Editeur : PUF
- Date Parution : 25 oct. 2011
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 248
- Format : H:217 mm L:151 mm E:14 mm
- Poids : 344gr
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Résumé :
Les essais contenus dans cet ouvrage s’intéressent aux questions éthiques et philosophiques nouvelles que suscite la problématique du dopage dans une société de plus en plus ouverte aux techniques d'amélioration de soi en dehors du sport.
Fascination pour les différences au milieu d’une revendication d’égalité : tel est le paradoxe du sport de compétition que Coubertin avait lui-même fort bien repéré. On glorifie d’un côté l’esprit sportif (son fair-play, le sens de l’honneur, de l’effort, du combat loyal équitable) et, de l’autre côté, on cherche à identifier et à accroître les petites différences qui vont, in fine, donner l’avantage à tel athlète plutôt qu’à tel autre. Le dopage n’est, dans cette perspective, qu’une technique parmi d’autres pour accroître ou pour mettre en valeur les différences qui sont décisives pour l’issue d’une compétition donnée. La progression de la pharmaco-chimie et des biotechnologies a rendu le débat beaucoup plus complexe car les systèmes de contrôle toxicologique ou de surveillance biologique mis en place ne garantissent pas l’efficacité des règlementations anti-dopage en cours. Dans ces conditions, l’hypocrisie est souvent de mise vis-à-vis de la problématique du dopage.
Car si les contraintes que subissent les athlètes sont fortes, la logique « citius-altius-fortius » est omniprésente. Et le positionnement de la médecine du sport est toujours ambivalent ; le discours est opposé au dopage mais les actes vont dans le sens d’une aide à l’amélioration de la performance. L’actualité suggère que les discours sur l’esprit du sport, et plus généralement le pompiérisme moralisateur dont font preuve les voix autorisées, débouchent sur un double langage. On brandit bien haut le drapeau de la moralité sportive tout en sacrifiant dans les faits au principe qui veut que le gagnant emporte toute la mise. Ce double langage peut créer une réelle souffrance chez des sportifs de haut niveau sincèrement passionnés.
Les essais contenus dans cet ouvrage s’intéressent aux questions éthiques et philosophiques nouvelles que suscite la problématique du dopage dans une société de plus en plus ouverte aux techniques d’améliorations de soi en dehors du sport. - Biographie : Ma formation comporte deux grandes parties : elle suit au départ un cursus scientifique classique qui s’achève par une thèse effectuée dans le laboratoire de François Jacob. Pendant la durée de ce doctorat de sciences, j’ai préparé le DEA d’épistémologie et d’histoire des sciences de l’Université Paris 7-Denis Diderot. Cet intérêt pour la philosophie me conduira, une fois achevée ma thèse de Doctorat de sciences, à engager ce qui devait d’abord être un simple stage post-doctoral sous la forme d’un DEA de philosophie sur le thème « qu’est-ce qu’une question scientifique ? » (obtenu en 1995 avec mention très bien). Ce travail sera finalement prolongé par une thèse de philosophie sur le thème « la science et la métaphore » effectuée sous la direction de Jean Gayon à Dijon.
















