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Théorie de la Fédération
EAN : 9782130555568
Paru le : 5 oct. 2007
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- EAN13 : 9782130555568
- Réf. éditeur : 221289
- Collection : LEVIATHAN
- Editeur : PUF
- Date Parution : 5 oct. 2007
- Disponibilite : Epuisé
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 448
- Format : H:240 mm L:175 mm
- Poids : 525gr
- Interdit de retour : Retour interdit
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Résumé :
La formule selon laquelle l’Union européenne serait une « Fédération d’États-nations » a connu un grand succès. Il est en effet tentant d’examiner la construction européenne au regard de la doctrine du fédéralisme. Mais une telle formule demeure ambiguë aussi longtemps qu’on ne définit pas précisément la notion de Fédération. C’est à une telle entreprise de définition que s’attache le présent ouvrage, dont l’hypothèse est que la Fédération n’est pas un État et qu’il faut donc l’arracher à l’emprise des concepts forgés par la théorie de l’État (la souveraineté ou la notion d’État fédéral, par exemple) si l’on veut comprendre sa véritable signification.
L’originalité de la Fédération réside dans le fait qu’elle est issue d’une libre association d’États qui entendent fonder un nouveau corps politique, tout en voulant rester eux-mêmes des entités politiques.
Cette juxtaposition des États membres, les membres fondateurs, et de l’entité fédérale ainsi créée est le problème-clé de toute théorie de la Fédération. Ce problème retentit sur tous les niveaux : formation de l’union fédérale, institutionnalisation de la fédération, admission de nouveaux membres, etc. À la différence, toutefois, des simples alliances ou des organisations internationales, dotées de la même structure juridique, la Fédération est une institution politique, par ailleurs dotée de finalités spécifiques et limitées. Elle est aussi une forme politique qui se conjugue avec diverses formes de gouvernement ; si la république fédérale (Suisse, États-Unis) est son type normal, elle peut aussi avoir comme type anormal l’union de monarchies, comme le montre le cas de l’Allemagne du XIXe siècle.
Ainsi restituée dans toute sa complexité et toute sa richesse, la Fédération retrouve une place méritée sur l’échiquier des formations politiques, à égale distance de l’État et de l’Empire. Jugée à l’aune de cet étalon, il sera désormais possible de mesurer l’écart qui existe entre l’Union européenne telle qu’elle fonctionne et une véritable union fédérale. - Biographie : Professeur agrégé de droit public, Olivier Beaud est actuellement en fonctions à l’université Panthéon-Assas Paris II où il enseigne le droit constitutionnel, la théorie de l’Etat et le droit public approfondi. Ancien membre de l’Institut universitaire de France (1993-1998 et 2012-2017) et lauréat du prix de la Fondation Alexander von Humboldt (2014), il a été directeur adjoint du Centre Marc Bloch de Berlin de 2001 à 2006. Il codirige la revue Jus politicum. Son intérêt particulier pour la théorie constitutionnelle se révèle dans ses principales publications. Il a ainsi rédigé une thèse sur les rapports entre l’Etat et la souveraineté, publiée sous le titre La puissance de l’Etat (Puf, coll. Léviathan, 1994) et a longuement étudié l’œuvre constitutionnelle du juriste allemand, Carl Schmitt (« Carl Schmitt ou le juriste engagé » préface à la traduction française de Théorie de la Constitution, Paris, Puf, coll. Léviathan, 1993).



















