Le religieux et le politique dans la Révolution française

PUF - EAN : 9782130627449
JAUME LUCIEN
Édition papier

EAN : 9782130627449

Paru le : 1 avr. 2015

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  • EAN13 : 9782130627449
  • Réf. éditeur : 379411
  • Collection : LEVIATHAN
  • Editeur : PUF
  • Date Parution : 1 avr. 2015
  • Disponibilite : Disponible
  • Barème de remise : NS
  • Nombre de pages : 176
  • Format : H:240 mm L:176 mm E:11 mm
  • Poids : 305gr
  • Résumé :

    « Devant l’Église catholique, la Révolution a essayé de se subordonner le religieux, puis de recréer du religieux, source de malaises et de conflits qui pèsent encore maintenant sur la laïcité et l’esprit républicain. L’État républicain a voulu ensuite refaire (une) l’Église ».


    À partir de la notion de régénération, tant utilisée dans la Révolution française, le livre mène l’enquête sur la fusion du religieux et du politique qu’a suscitée cette vision. En effet, le discours des acteurs est obligé de passer par cette idée et même cette idéologie régénératrice, qui traverse toute la Révolution : depuis la désastreuse Constitution civile du clergé jusqu’au coup d’arrêt donné par le concordat de Bonaparte, après diverses tentatives d’établir une autre religion, dont le fameux culte de l’Être suprême chez Robespierre.
    La régénération nous surprend parce qu’elle célèbre à la fois une rupture, avec le passé, et un retour : aux principes, à la nature première, voire à un état d’innocence.
    Sur le fondement d’une même matrice, on perçoit deux grandes tendances dans l’idéologie régénératrice : l’une se veut, constitutionnellement, au service de l’individu, l’autre recherche la communauté régénérée qui contraindra l’« individu égoïste », y compris par la Terreur. Marx hérite de ce projet régénérateur, bien qu’il s’en défende. Notre laïcité reste, quant à elle, ambiguë, car la République porte le poids des conflits et des relations de mimétisme qu’elle a entretenus avec l’Église.

  • Biographie : Directeur de recherche émérite au CNRS (CEVIPOF, Sciences Po), Lucien Jaume a enseigné 14 ans la philosophie en lycée, après l’ENS (Saint-Cloud) et l’agrégation de philosophie (1971). Il a soutenu un doctorat d’État en science politique sur « Le discours jacobin et la politique moderne » (IEP de Paris, 1987), après avoir publié aux Puf Hobbes et l’État représentatif moderne (1986). Recruté au CNRS en 1989, il a orienté ses recherches sur le libéralisme en France au XIXe siècle et sur la philosophie libérale de Fénelon à Rawls. La troisième étape a été consacrée à Tocqueville (livre paru en 2008, prix Guizot de l’Académie française, traduit en plusieurs langues dont l’anglais, Princeton UP). Sa recherche actuelle porte sur la citoyenneté des Grecs à l’Union européenne et sur le lien individu-collectif dans la pensée de Durkheim.Il est notamment l’auteur, sur la Révolution française, de « Le religieux dans la Révolution française : une autre légitimité. Perspectives sur la régénération révolutionnaire de 1789 à aujourd’hui » (Histoire et Liberté. Les Cahiers d’histoire sociale, Institut d’histoire sociale, n° 58, 2015), « Robespierre et l’Être suprême, ou de l’usage du religieux en révolution » (Revue des Deux Mondes, novembre 2015) et « Observations sur l’esprit terroriste : 1793 et 2015 » (Revue des Deux Mondes, février-mars 2016).
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