Nous utilisons des cookies pour améliorer votre expérience. Pour nous conformer à la nouvelle directive sur la vie privée, nous devons demander votre consentement à l’utilisation de ces cookies. En savoir plus.
Montesquieu
EAN : 9782021226775
Paru le : 31 mai 2024
-
Livraison gratuite
en France sans minimum
de commande -
Manquants maintenus
en commande
automatiquement -
Un interlocuteur
unique pour toutes
vos commandes -
Toutes les licences
numériques du marché
au tarif éditeur -
Assistance téléphonique
personalisée sur le
numérique -
Service client
Du Lundi au vendredi
de 9h à 18h
- EAN13 : 9782021226775
- Réf. fournisseur : SEL191619
- Collection : LA LIBRAIRIE DU
- Editeur : Seuil
- Date Parution : 31 mai 2024
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 320
- Format : H:141 mm L:226 mm E:21 mm
- Poids : 354gr
- Résumé : Longtemps indisponible, le Montesquieu de Jean Starobinski n’est pas seulement son premier essai, publié en 1953. C’est un livre que le critique jugeait essentiel, au point de le reprendre et le prolonger en 1994. Si Montesquieu l’a ainsi accompagné toute sa vie, c’est qu’il est un penseur sans cesse actualisé par l’histoire, qu’il est l’homme de la « modération », cette « attitude qui rend possibles la plus vaste ouverture sur le monde et le plus large accueil ». Comme le montre Martin Rueff dans sa préface inédite, entendre l’appel à la modération de Montesquieu en 1953 revenait à chercher une voix de la raison alors que l’on peinait à prendre la mesure du chaos et des exterminations de la Seconde Guerre mondiale tout en entrant dans la guerre froide et les guerres d’indépendance. En 1994, cet appel prenait encore un autre sens tandis que le mur de Berlin venait de tomber et que les (dés)équilibres géopolitiques se modifiaient. Le lire aujourd’hui ouvre de nouvelles perspectives : pour Jean Starobinski, « l’idée de modération, chez Montesquieu, implique une perpétuelle vigilance ». À travers le portrait sensible d’un « homme de bibliothèque » et « infatigable liseur », penseur mais aussi vigneron, tout autant attaché à ses terres que voyageur, écrivain de la « rapidité discontinue », Jean Starobinski explicite une pensée centrale du siècle des Lumières, toute de raison et de liberté, de réflexion et d’action.
-
Biographie :
Jean Starobinski a suivi des études conjointes de lettres et de médecine à l’Université de Genève (ce qui éclaire d’ailleurs son œuvre). Il fut pendant quelques années médecin assistant en médecine interne puis en psychiatrie. Après la publication de son livre Jean-Jacques Rousseau : la transparence et l’obstacle (1958), des enseignements d’histoire des idées et de littérature française lui ont été confiés à l’Université de Genève. Dans le domaine de l’histoire des idées, il porta son intérêt sur l’histoire de la psychiatrie. Dans des livres comme L’Œil vivant (1960), La relation critique (1970), Trois fureurs (1974), Montaigne en mouvement (1982), Le remède dans le mal (1989), Jean Starobinski a mis en œuvre une critique proche des textes et attentive aux aspects fondamentaux de l’expérience littéraire. Il s’est tourné vers les rapports de la littérature et des arts dans L’Invention de la liberté (1964), Les emblèmes de la raison (1973), Portrait de l’artiste en saltimbanque (1970), Largesse (1994). Sur quelques grands thèmes – l’usage et la dénonciation des masques, le don fastueux, la mélancolie – il a développé un comparatisme généralisé qui ne souhaite pas séparer ses preuves de sa théorie. Il a aussi publié en 1953 Montesquieu (nouvelle édition en 1994), Action et Réaction en 1999 et Les enchanteresses en 2005 au Seuil.
Jean Starobinski est membre associé de plusieurs institutions : Institut de France, American Academy of Arts and Sciences, British Academy, Deutsche Akadmie für Sprache und Dichtung, Accademia dei Lincei, Accademia della Scienze di Torino. Il a reçu le Prix Balzan en 1984. Parmi ses distinctions récentes, il faut mentionner le Prix National de l’Ecrit, le Grand Prix de la Francophonie décerné par l’Académie Française, le Prix Grinzane-Cavour, le Premio Nuova Antologia, ainsi que le Prix Karl Jaspers de l’Université et de la ville de Heidelberg.














