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Le Corps et ses raisons
EAN : 9782021238402
Paru le : 5 nov. 2020
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- EAN13 : 9782021238402
- Réf. fournisseur : SEL109578
- Collection : LA LIBRAIRIE DU
- Editeur : Seuil
- Date Parution : 5 nov. 2020
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 544
- Format : H:142 mm L:227 mm E:37 mm
- Poids : 594gr
- Résumé : À l’heure où nous achevons ces lignes, la pandémie qui ravage le monde nous rappelle, si besoin était, deux puissantes réalités auxquelles les Anciens avaient prêté toute leur attention au point d’en faire des piliers de leur sagesse : pas plus que la maladie n’affecte le corps seul, mais touche à l’être tout entier, aux sentiments, aux relations humaines, aux institutions, à la politique, la médecine ne se limite aux seuls faits du corps : c’est, elle aussi, une discipline du sens et il ne fait aucun doute que la même actualité nous enjoint à comprendre cette formule dans sa double acception. C’est une discipline qui doit considérer le sens et doit y ramener quand tout rend fou. Jean Starobinski pratiqua et étudia la médecine comme une discipline du sens. Le corps a-t-il une histoire ? Madame Bovary avait-elle de la fièvre ? Pourquoi Molière se moque-t-il des médecins ? Les psychiatres soviétiques ont-ils révolutionné l’approche des maladies nerveuses ? Et encore : d’où vient la semence ? Le stress est-il une maladie ? Telles sont quelques-unes des questions étonnantes que Jean Starobinski affronte dans ses enquêtes d’histoire de la médecine. L’historien se penche sur les disciplines qui ont tenté de cerner les « raisons du corps » : il y a le corps des médecins, celui des philosophes, celui des écrivains, celui des peintres. Tous ces régimes de rationalité contribuent à la connaissance du corps qui ne cesse de déborder la raison et de s’y dérober. Le corps a ses raisons. Martin Rueff
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Biographie :
Jean Starobinski a suivi des études conjointes de lettres et de médecine à l’Université de Genève (ce qui éclaire d’ailleurs son œuvre). Il fut pendant quelques années médecin assistant en médecine interne puis en psychiatrie. Après la publication de son livre Jean-Jacques Rousseau : la transparence et l’obstacle (1958), des enseignements d’histoire des idées et de littérature française lui ont été confiés à l’Université de Genève. Dans le domaine de l’histoire des idées, il porta son intérêt sur l’histoire de la psychiatrie. Dans des livres comme L’Œil vivant (1960), La relation critique (1970), Trois fureurs (1974), Montaigne en mouvement (1982), Le remède dans le mal (1989), Jean Starobinski a mis en œuvre une critique proche des textes et attentive aux aspects fondamentaux de l’expérience littéraire. Il s’est tourné vers les rapports de la littérature et des arts dans L’Invention de la liberté (1964), Les emblèmes de la raison (1973), Portrait de l’artiste en saltimbanque (1970), Largesse (1994). Sur quelques grands thèmes – l’usage et la dénonciation des masques, le don fastueux, la mélancolie – il a développé un comparatisme généralisé qui ne souhaite pas séparer ses preuves de sa théorie. Il a aussi publié en 1953 Montesquieu (nouvelle édition en 1994), Action et Réaction en 1999 et Les enchanteresses en 2005 au Seuil.
Jean Starobinski est membre associé de plusieurs institutions : Institut de France, American Academy of Arts and Sciences, British Academy, Deutsche Akadmie für Sprache und Dichtung, Accademia dei Lincei, Accademia della Scienze di Torino. Il a reçu le Prix Balzan en 1984. Parmi ses distinctions récentes, il faut mentionner le Prix National de l’Ecrit, le Grand Prix de la Francophonie décerné par l’Académie Française, le Prix Grinzane-Cavour, le Premio Nuova Antologia, ainsi que le Prix Karl Jaspers de l’Université et de la ville de Heidelberg.














