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Les Enchanteresses
EAN : 9782020519793
Paru le : 28 oct. 2005
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- EAN13 : 9782020519793
- Réf. fournisseur : SEL135515
- Collection : LA LIBRAIRIE DU
- Editeur : Seuil
- Date Parution : 28 oct. 2005
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 284
- Format : H:141 mm L:226 mm E:23 mm
- Poids : 380gr
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Résumé :
Les enchanteresses
C'est folie de croire au merveilleux, si l'on a tiré la leçon des mésaventures de Don Quichotte. Pourtant le goût du merveilleux a persévéré, pour le plaisir du spectacle. En s'alliant à la musique, en faisant appel aux fables anciennes et aux conventions du théâtre, la poésie a inventé un nouvel espace de fiction : l'opéra. Toutes les figures du désir et de l'égarement passionnel peuvent y être jouées et déjouées. Toutes les autorités aussi peuvent y être mises en péril. Les enchanteresses tiennent sous leur domination les héros qu'elles ont dévoyés. Mais leur triomphe ne dure pas. Elles sont les incarnations de l'art qui multiplie les plaisirs et qui sait aussi combien sa souveraineté est précaire.
C'est en écoutant les enchanteresses que Jean Starobinski va à la rencontre de quelques auditeurs à l'exigence inquiète : Rousseau, Stendhal, Hoffmann, Balzac, et Nietzsche. De ses lectures, l'auteur revient chargé de découvertes intellectuelles éclairantes. Et de quelques problèmes.
Le dix-neuvième siècle romantique a-t-il voulu retrouver une vision religieuse du monde que les Lumières du siècle précédent avaient cherché à supplanter ? L'air d'opéra, qui soulève tant de passions, apparaît bien comme le lieu des transferts du sacré à l'expérience la plus intime de soi, parfois aussi aux appartenances nationales. Or à la sacralisation de l'art correspond en retour une esthétisation du religieux, phénomène complexe qui ne cesse de se manifester sous nos yeux, avec des conséquences parfois inquiétantes. Les lecteurs sentiront que les enjeux esthétiques évoqués dans ce livre intéressent de près l'évolution des sociétés modernes « avancées ».
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Biographie :
Jean Starobinski a suivi des études conjointes de lettres et de médecine à l’Université de Genève (ce qui éclaire d’ailleurs son œuvre). Il fut pendant quelques années médecin assistant en médecine interne puis en psychiatrie. Après la publication de son livre Jean-Jacques Rousseau : la transparence et l’obstacle (1958), des enseignements d’histoire des idées et de littérature française lui ont été confiés à l’Université de Genève. Dans le domaine de l’histoire des idées, il porta son intérêt sur l’histoire de la psychiatrie. Dans des livres comme L’Œil vivant (1960), La relation critique (1970), Trois fureurs (1974), Montaigne en mouvement (1982), Le remède dans le mal (1989), Jean Starobinski a mis en œuvre une critique proche des textes et attentive aux aspects fondamentaux de l’expérience littéraire. Il s’est tourné vers les rapports de la littérature et des arts dans L’Invention de la liberté (1964), Les emblèmes de la raison (1973), Portrait de l’artiste en saltimbanque (1970), Largesse (1994). Sur quelques grands thèmes – l’usage et la dénonciation des masques, le don fastueux, la mélancolie – il a développé un comparatisme généralisé qui ne souhaite pas séparer ses preuves de sa théorie. Il a aussi publié en 1953 Montesquieu (nouvelle édition en 1994), Action et Réaction en 1999 et Les enchanteresses en 2005 au Seuil.
Jean Starobinski est membre associé de plusieurs institutions : Institut de France, American Academy of Arts and Sciences, British Academy, Deutsche Akadmie für Sprache und Dichtung, Accademia dei Lincei, Accademia della Scienze di Torino. Il a reçu le Prix Balzan en 1984. Parmi ses distinctions récentes, il faut mentionner le Prix National de l’Ecrit, le Grand Prix de la Francophonie décerné par l’Académie Française, le Prix Grinzane-Cavour, le Premio Nuova Antologia, ainsi que le Prix Karl Jaspers de l’Université et de la ville de Heidelberg.














