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Thèses sur le vrai
EAN : 9782130807674
Paru le : 16 mai 2018
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- EAN13 : 9782130807674
- Réf. éditeur : 897216
- Collection : EPIMETHEE
- Editeur : PUF
- Date Parution : 16 mai 2018
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 208
- Format : H:216 mm L:151 mm E:11 mm
- Poids : 282gr
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Résumé :
Une phénoménologie de la vérité
Nous ne pouvons nous dispenser d’un concept linguistique du vrai. Nous ne pouvons pas davantage nous dispenser d’un concept phénoménologique du vrai. Et nous ne pouvons enfi n nous dispenser de recourir à l’un et à l’autre, car le vrai se dit et le vrai se donne à l’intuition. Ces affirmations sont élémentaires.
Mais les prendre au sérieux, c’est-à-dire considérer l’expérience entière de la vérité, requiert d’élargir le concept de vérité, de telle manière que : — le vrai ne soit pas seulement affaire de savoir mais, plus largement, affaire de connaissance ; — le vrai puisse être dit dans une multiplicité de langages (philosophique, poétique, scientifique) ; — le vrai soit indissociable de la question de l’être-dans-le-monde ; — le vrai soit à la mesure du logos, dont on montre qu’il excède la ratio sous ses formes modernes.
Le vrai doit à nouveau être pensé. La pensée n’est rien de neuf. Mais son intervention dans les débats sur le vrai, au temps du nihilisme, est plus urgente que jamais.
J.-Y. L.
- Biographie : Heidegger disait que la seule biographie possible du philosophe était “il est né, il a travaillé, il est mort. N’ayant pas encore honoré le troisième point, je me laisse envahir par le second. Cela s’est d’ailleurs passé de manière sinueuse. Entré rue d’Ulm avec l’intention d’apprendre un peu de grec, découvrant en cours de route les Pères grecs, glissant de la théologie pré-scolastique des Pères à la pensée post-scolastique de Kierkegaard sans cesser d’avoir de la phénoménologie sous mon oreiller, je présume que je suis un hybride clasicco-philosophico-théologique. La chance de vivre en plusieurs pays (Israël, Belgique, Angleterre, Allemagne...) m’a ouvert d’intéressantes perspectives : la philosophie analytique, par exemple, s’apprend à Oxbridge ou ne s’apprend pas du tout ; la phénoménologie s’apprend en France et se désapprend en Allemagne. Etc. D’où peut-être une certaine non-appartenance. AXES DE RECHERCHES: Depuis mes premiers textes, tous mes travaux ont eu pour but d’explorer la zone de confins qui sépare sans les séparer philosophie et théologie. Au lieu donc de postuler l’existence d’une limite (telle que x serait d’un côté et y de l’autre), j’ai défendu et défends l’existence d’une zone frontalière où nul ne sait exactement si x appartient à la théologie ou à la théologie, et où le plus souvent x appartient à l’une et à l’autre. Pour ce faire, les instruments de travail ont été ceux de la phénoménologie, tant husserlienne que heideggerienne.
















