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Sociologie comparée du cannibalisme. I
EAN : 9782130583660
Paru le : 17 oct. 2010
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- EAN13 : 9782130583660
- Réf. éditeur : 264625
- Editeur : PUF
- Date Parution : 17 oct. 2010
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 376
- Format : H:217 mm L:147 mm E:22 mm
- Poids : 498gr
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Résumé :
Parce que notre civilisation y voit la rémanence d’une bestialité préhistorique, le cannibalisme représente un défi pour l’anthropologie sociale : défi scientifique qui l’oblige à reconsidérer ses rapports avec l’histoire, et l’écologie, mais aussi défi moral face aux préjugés les plus méprisants qui hantent les « civilisés » devant les sociétés « sauvages ».
L’idée d’une société assumant le fait que ses membres se nourrissent de corps humains constitue une source intarissable de répulsion au sein de la civilisation — en particulier quand l’absorption succède à un acte de violence, et traverse la frontière qui sépare la guerre de la chasse. Embarrassée à plus d’un titre par le thème du cannibalisme, l’anthropologie sociale l’a laissé en friche et continue à osciller entre des déterminations simplistes : cause alimentaire ou motif religieux.
Pour des sciences qui se proposent d’appréhender des réalités hétérogènes, telles que la sociologie, l’histoire et l’écologie, l’occasion s’offre alors d’un double défi à relever : se délivrer de convictions parasites maintenues par la civilisation qui les a engendrées, et combattre enfin de face l’aveuglement terrible et millénaire qui range toute anthropophagie dans le registre de la préhistoire et de la bestialité. En réalité, la dimension historique des sociétés dites « primitives » n’apparaît jamais aussi visiblement que dans les manifestations concrètes du cannibalisme.
La vaste entreprise d’anthropologie historique de l’auteur représente plus d’une vingtaine d’années de recherches de terrain. Il livre avec cet ouvrage le premier volet d’une série monumentale qui en comprendra deux autres, sur l’Asie-Océanie et sur le continent américain. - Biographie : Docteur en biologie et en anthropologie, Georges Guille-Escuret est directeur de recherche au CNRS (Centre Norbert Elias, Marseille). Il utilise sa double formation pour préciser les conditions méthodologiques d’une coopération durable entre l’écologie et les sciences sociales. Plusieurs de ses essais visent à dépasser les confusions supportées par des lignes de démarcation houleuses (nature/culture, évolution/histoire...) dont les trois volumes de sa récente Sociologie du cannibalisme (Puf, 2010-2013) qui clarifient ces questions sur un support idéologiquement très épineux.



