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L'écologie kidnappée
EAN : 9782130630708
Paru le : 10 sept. 2014
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- EAN13 : 9782130630708
- Réf. éditeur : 367618
- Editeur : PUF
- Date Parution : 10 sept. 2014
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 360
- Format : H:190 mm L:125 mm E:20 mm
- Poids : 356gr
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Résumé :
La morale politique de l’écologisme tend à étouffer la science écologique et ruine le développement d’une écologie humaine associant biologie et sociologie : la restauration d’une autonomie scientifique, dans et face à la société, est une urgence.
Les angoisses croissantes du XXe siècle devant le devenir de la nature et de ses locataires humains se sont rassemblées en un mouvement qui a récupéré le nom d’une science, l’écologie, avant d’en « corriger » le contenu. Espérant un soutien concret à leurs projets, voire une augmentation des budgets, les chercheurs n’ont opposé qu’une faible résistance à cet emballement. Trente ans plus tard, un constat consternant s’impose : l’écologie, née du darwinisme avec la mission de produire des synthèses, subit un étouffement, alors même que sa nécessité s’avère effectivement criante. Des principes moraux se substituent d’autorité aux règles de méthode, la vision pernicieuse d’une prétendue « place de l’homme dans la nature » bloque l’urgence vitale d’une écologie humaine complète, et une mosaïque de « sciences de l’environnement » confie l’exercice de la synthèse à un « bon sens » ivre de nostalgies.
Cet essai récapitule les conditions d’existence de l’écologie, montrant que, depuis sa naissance jusqu’aujourd’hui, elle a subi d’incessantes tentatives de kidnapping. Seule science de la vie à pouvoir aborder des faits sociaux, elle attire irrésistiblement le désir de fixer les lois de la société depuis la nature. - Biographie : Docteur en biologie et en anthropologie, Georges Guille-Escuret est directeur de recherche au CNRS (Centre Norbert Elias, Marseille). Il utilise sa double formation pour préciser les conditions méthodologiques d’une coopération durable entre l’écologie et les sciences sociales. Plusieurs de ses essais visent à dépasser les confusions supportées par des lignes de démarcation houleuses (nature/culture, évolution/histoire...) dont les trois volumes de sa récente Sociologie du cannibalisme (Puf, 2010-2013) qui clarifient ces questions sur un support idéologiquement très épineux.



