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La philosophie de la médecine d'Auguste Comte
EAN : 9782130559412
Paru le : 17 févr. 2009
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- EAN13 : 9782130559412
- Réf. éditeur : 242269
- Collection : SCIENCE HISTOIR
- Editeur : PUF
- Date Parution : 17 févr. 2009
- Disponibilite : Provisoirement non disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 256
- Format : H:217 mm L:151 mm E:16 mm
- Poids : 345gr
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Résumé :
La philosophie de la médecine comtienne : une anticipation de l’hygiénisme contemporain.
Auguste Comte, l’inventeur du « positivisme », n’est pas un philosophe positiviste des sciences comme les autres. L’importance qu’il accorde à l’histoire des sciences, sa critique de la « méthode » et du « psychologisme », son attention à la diversité et à l’irréductibilité des sciences, ses objectifs politiques annoncent bien plutôt une pensée « post-positiviste », illustrée par Georges Canguilhem ou Michel Foucault.
De même l’inspiration biologique et médicale du système comtien est particulièrement moderne. La biologie sert de modèle à la sociologie, avec les notions d’organisme et surtout de milieu. Avec la philosophie comtienne de la « médecine synthétique », le cerveau devient pour la première fois un objet philosophique à part entière. Et la politique de l’avenir est décrite comme une « biocratie », une politique de la vie et de la santé, que Comte résume en trois « utopies positives » : longévité indéfinie, « vaches carnivores » et « Vierge Mère », c’est-à-dire procréation artificielle.
Comte est enfin le fondateur d’une religion étrange, organisée autour d’un véritable culte des morts, censés « gouverner les vivants », qui inspira aussi bien Barrès que Houellebecq. L’un des trois aphorismes de cette religion, « ordre et progrès », figure toujours sur le drapeau brésilien. Les deux autres, « vivre pour autrui » et « vivre au grand jour », sont des impératifs aujourd’hui trop peu discutés.
Étudier ces aspects méconnus, et étonnamment contemporains, de l’œuvre d’Auguste Comte permet sans doute de mieux comprendre notre présent, et de le juger. - Biographie : Né à Marseille en 1953, Jean-François Braunstein, a fait des études de philosophie et de lettres classiques et modernes. Agrégé de philosophie, il a soutenu une thèse à l’Université de Paris I sur « Broussais et le matérialisme. Médecine et philosophie au XIXe siècle ». Il a enseigné la philosophie dans le secondaire puis aux Universités d’amiens et de Paris I ? Panthéon-Sorbonne, où il enseigne actuellement la philosophie française contemporaine et histoire et la philosophie des sciences. Il a soutenu en 2006 une habilitation à diriger des recherches sur le sujet : "De la médecine aux sciences humaines. Epistémologie historique et méthodologie de l’histoire des sciences". Depuis 2007, il dirige un séminaire d’histoire de la médecine au Centre Koyré-EHESS.












