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L'école de la maladresse de J.-J. Rousseau à J.-J. Granville - XVIIIe-XIXe siècle
Champion - EAN : 9782745335524
Édition papier
EAN : 9782745335524
Paru le : 28 sept. 2017
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- EAN13 : 9782745335524
- Réf. éditeur : 07533552
- Collection : DHS
- Editeur : Champion
- Date Parution : 28 sept. 2017
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 282
- Format : H:14.3 mm L:235 mm E:155 mm
- Poids : 440gr
- Résumé : La maladresse est un concept capricieux : le mot désigne une qualité propre à un individu, mais il peut aussi s’employer comme synonyme du mot accident. Et, de fait, la maladresse oscille de façon indécidable entre l’intrinsèque et le fortuit, entre l’individualité et la contingence, entre le quotidien et ce qui, justement, s’en démarque. Comment a-t-on pensé la maladresse, et dans quels contextes ? Parcourant textes philosophiques et littéraires, ce livre se penche sur l’émergence tardive d’un concept – le mot « maladresse » ne devient vraiment usuel qu’au XVIIIe siècle – pour ensuite en retracer les ramifications sociales et conceptuelles. Si au XVIIIe siècle le maladroit est ostracisé des cercles aristocrates, l’art d’étaler la tache devient au siècle suivant la marque de fabrique du dandy fashionable. La maladresse revendiquée d’un Rastignac lui garantit un succès social impensable sous l’Ancien Régime. Le roman d’apprentissage regorgera de jeunes maladroits : et les gaffes d’un Julien Sorel, du jeune Rastignac, ou du premier Lucien de Rubempré sont autant de preuves tacites de leur naïve innocence, comme si la gaucherie, gage de leur virginité sociale, était aussi la preuve d’une sincérité rare dans un monde contrefait – mais cette sincérité, étant involontaire, est toute questionnable… Il n’en était pas de même au siècle précédent, où le pauvre Jean-Jacques regretta longtemps le verre d’eau renversé sur Mademoiselle de Breil, gaffe qu’elle ne lui pardonna jamais, et qui enterrera durablement ses espoirs amoureux. Né un siècle trop tôt pour pouvoir incarner le poète maudit (l’albatros baudelairien est, lui aussi, « maladroit »), Jean-Jacques Rousseau a néanmoins pensé la maladresse dans toutes ses contradictions, décrivant la sienne avec force détails, la justifiant, rattrapant par l’écrit les dégâts causés par la parole maladroite.









