Nous utilisons des cookies pour améliorer votre expérience. Pour nous conformer à la nouvelle directive sur la vie privée, nous devons demander votre consentement à l’utilisation de ces cookies. En savoir plus.
Fin de défilé
1001 Nuits - EAN : 9782842058043
Édition papier
EAN : 9782842058043
Paru le : 4 févr. 2004
10,20 €
9,67 €
Epuisé
Arrêt définitif de commercialisation
Notre engagement qualité
-
Livraison gratuite
en France sans minimum
de commande -
Manquants maintenus
en commande
automatiquement -
Un interlocuteur
unique pour toutes
vos commandes -
Toutes les licences
numériques du marché
au tarif éditeur -
Assistance téléphonique
personalisée sur le
numérique -
Service client
Du Lundi au vendredi
de 9h à 18h
- EAN13 : 9782842058043
- Réf. fournisseur : 4949020
- Collection : LITTERATURE
- Editeur : 1001 Nuits
- Date Parution : 4 févr. 2004
- Disponibilite : Epuisé
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 192
- Format : H:192 mm L:125 mm E:12 mm
- Poids : 228gr
- Interdit de retour : Retour interdit
-
Résumé :
« Des coups de feu très proches. Et le vacarme de la foule, et les vivats. J'abandonne mes bidons, je me mets à courir à travers la savane jusqu'à la grand-route
"Batista s'est enfui", me disent les filles Pupos devant le portail de la ferme et tous les gens qui arrivent. Alors, tel que je suis, sale et mouillé, je cours avec le groupe vers la ville. Derrière nous, viennent les habitants de Guayacan. Les bicyclettes apparaissent. Une carriole, remplie de femmes, nous suit : elle descend tout doucement la côte. Nous passons par les Cuatro Caminos, et là nous rejoignons le premier groupe de rebelles qui arrive à pied de Velasco, en tirant en l'air aux cris de "Vive Cuba, bordel" et autres. Tu es parmi eux. Je t'appelle en hurlant. Dès que tu me vois, tu abandonnes le groupe. Tu viens en courant jusqu'à moi. Tu me passes le bras autour des épaules. Tu te mets à me parler. Des drapeaux et des drapeaux. Devant, derrière. En haut, en bas : sur les arcs improvisés qui surgissent dans les rues ; sur les poteaux télégraphiques de la première avenue ; accrochés aux buissons de lauriers, aux portes et aux fenêtres de toutes les maisons. Dispersés sur le sol. Attachés à des cordes nouées entre elles, agités par le vent. Des drapeaux. Des milliers de drapeaux placés d'urgence jusque dans les moindres recoins. chiffons rouges et chiffons noirs. »
Par ce défilé inaugural, Reinaldo Arenas met en scène la folie et la volonté de puissance d'une foule populaire en liesse dès la victoire de la révolution cubaine, en 1959. Les (més)aventures d'un jeune guérillero idéaliste et enthousiaste, le destin tragique d'une paysanne, la Vieille Rosa, et la métamorphose infernale de Bestial rompent cependant l'euphorie. Ces neuf nouvelles d'inspiration autobiographique restituent magnifiquement, dans un réalisme baroque, le lent dégrisement révolutionnaire.
-
Biographie :
Reinaldo Arenas est un écrivain cubain, romancier, nouvelliste et poète, né le 16 juillet 1943 à Holguín. Il grandit dans une famille paysanne pauvre, son père l’ayant abandonné et sa mère s'étant réfugiée chez ses parents. Après la révolution, il étudie à l'université de La Havane puis travaille pour la Bibliothèque Nationale José Martí. Il rêve alors d'embrasser une carrière d'écrivain. Son premier roman Celestino antes de alba (Les chants du puits) s'est distingué au concours national d'écriture.Mais le pouvoir veut reprendre en main les Cubains. La révolution culturelle prend une facette plus dure : les écrivains doivent censurer leurs écrits, les homosexuels sont considérés comme déviants. Arenas subit les persécutions du régime castriste, mais il continue d'écrire et de vivre sa sexualité comme il l'entend. S’il ne peut plus faire paraître ses œuvres sur l'île, il parvient malgré tout à les envoyer illégalement à l'étranger. Le peintre cubain Jorge Camacho, exilé en France, l'aide à faire paraître ses livres dans le reste du monde.Ses critiques contre le pouvoir et son homosexualité lui valent de connaître la prison et les camps de réhabilitation par le travail. Il quitte Cuba pour les Etats-unis en 1980, tout comme des milliers de « rebuts de la société » expulsés par le régime cubain.Arenas a raconté son histoire dans sa biographie Antes que anochezca (Avant la nuit) que le peintre et cinéaste new-yorkais, Julian Schnabel a adapté dans son film Before night falls.Arenas, qui avait appris qu’il était atteint du sida en 1987, met fin à ses jours le 7 décembre 1990 à New York.Les éditions Mille et une nuits ont publié nombre de ses œuvres : Le Monde hallucinant (2002), Encore une fois la mer (2002), Celestino avant l’aube (2002), Fin de défilé (2003), Le Palais des très blanches mouffettes (2004), La Plantation (2004), Arturo, l’étoile la plus brillante (2004), La Couleur de l’été (2006) et Adios a Mamà (2006).



















