DONNEZ-NOUS DES MAITRES

Arfuyen - EAN : 9782845900943
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Édition papier

EAN : 9782845900943

Paru le : 7 sept. 2006

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  • EAN13 : 9782845900943
  • Réf. fournisseur : 841748
  • Collection : NEIGE
  • Editeur : Arfuyen
  • Date Parution : 7 sept. 2006
  • Disponibilite : Disponible
  • Barème de remise : NS
  • Format : H:225 mm L:159 mm E:12 mm
  • Poids : 200gr
  • Résumé : Rilke rencontre Verhaeren pour la première fois en novembre 1905, à Saint-Cloud, alors qu'il est encore pour quelques mois le secrétaire de Rodin à Meudon. Rilke, encore presque inconnu, approche la trentaine. Verhaeren, âgé de 50 ans, est au faîte de son oeuvre et jouit d'un immense prestige dans l'Europe entière. Dès la première rencontre, Rilke se sent « de bonnes affinités silencieuses » avec Verhaeren. Les années ne feront que renforcer ce premier sentiment, et hisseront le poète belge à la hauteur d'un « merveilleux et puissant ami ». À Stefan Zweig, qui écrit un livre sur Verhaeren, Rilke déclare en 1907 : « On n'exagère jamais lorsque, pour parler de Verhaeren, on reporte tel quel sur son oeuvre tout l'amour qu'on éprouve pour son être. » Si Verhaeren, par sa nature, arrive à forcer la porte de l'univers, il n'en est pas de même pour Rilke qui doit attendre patiemment, douloureusement, qu'elle s'ouvre à lui. «Chemin lent et solitaire », comme il l'écrit dans l'une des lettres au poète belge, rédigées en français. Lorsque Verhaeren meurt le 27 novembre 1916 en gare de Rouen, les jambes broyées, Rilke écrit : « C'était l'ami qui avait et me communiquait la plus grande force. » Six ans plus tard, alors qu'il écrit les Élégies de Duino, Rilke s'interrompt pour rédiger La Lettre du jeune travailleur, adressée à un poète, « Monsieur V. ». Texte unique, enflammé, qui se conclut par cet hommage vibrant : « Mon ami me dit un jour : ‘‘Donnez-nous des maîtres qui célèbrent l'Ici-Bas''. Vous êtes un tel maître. » Les Éditions Arfuyen se sont attachées depuis de longues années à faire apparaître la place centrale au sein de l'oeuvre de Rilke, poète-phare du XX° s., de sa relation avec le christianisme. Relation constante, fécondante, depuis les écrits de jeunesse (Le Livre de la Vie monastique, Le Livre de la Pauvreté et de la Mort) jusqu'aux textes de maturité, mais aussi relation de répulsion et de révolte. Une série de livres publiés en édition bilingues par Arfuyen témoigne de ce dialogue complexe et passionnant à travers cette figure et cette oeuvre exemplaire : L'Amour de Madeleine, La Vie de Marie, Le Livre de la Pauvreté et de la Mort, Le Vent du Retour. Le présent ouvrage s'inscrit dans le droit fil de cette recherche. Il en livre des documents essentiels et inédits, qui modifient profondément la compréhension de l'entreprise rilkéenne. Il éclaire en particulier le rôle essentiel de Verhaeren dans la maturation de Rilke et révèle pleinement la force de la Lettre du jeune travailleur, texte majeur et méconnu de Rilke, ici traduit par Gérard Pfister comme le mémorial d'une longue et fervente admiration pour celui qui en est désigné comme le destinataire posthume : «Monsieur V. », Émile Verhaeren.
  • Biographie : Rilke naît à Prague le 4 décembre 1875. À son baptême lui sont donnés les prénoms de René Karl Wilhelm Johann Josef Maria. Après une carrière d'officier, interrompue au bout de dix ans pour raisons de santé, son père a trouvé en 1865 un modeste emploi dans une entreprise de chemin de fer. En 1885, ses parents décident de se séparer. Sa mère, Phia (Sophie) reste quelque temps à Prague, puis s'installe à Vienne. Toute sa vie, Rilke restera marqué par les rapports difficiles qu'il aura connus avec elle. Après cinq années éprouvantes d'école militaire, il entreprend des études de commerce, puis de droit. En 1896, il quitte Prague pour Munich où il rencontre Lou Andreas-Salomé, qu'il accompagne en Russie en 1899 et 1900. De retour de Russie, Rilke fait la connaissance de Clara Westhoff, sculpteur, qu'il épouse en avril 1901. Il devient secrétaire particulier de Rodin et se lie avec le grand poète belge Verhaeren, rencontré chez Rodin et qui exercera sur lui une durable influence. Dons et versements de ses éditeurs allemands lui permettent bientôt de s'installer à Paris dans de meilleures conditions. Il fait bientôt la connaissance de la princesse de Tour et Taxis, qui devient son amie et sa protectrice. Au château de Muzot, durant l'hiver 1921-1922, il termine ses Élégies de Duino ainsi que les Sonnets à Orphée. De janvier à août 1925, il séjourne à Paris. Il meurt de leucémie le 29 décembre 1926.
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