Nous utilisons des cookies pour améliorer votre expérience. Pour nous conformer à la nouvelle directive sur la vie privée, nous devons demander votre consentement à l’utilisation de ces cookies. En savoir plus.
Leibniz et l'invention des phénomènes
EAN : 9782130567097
Paru le : 1 déc. 2009
-
Livraison gratuite
en France sans minimum
de commande -
Manquants maintenus
en commande
automatiquement -
Un interlocuteur
unique pour toutes
vos commandes -
Toutes les licences
numériques du marché
au tarif éditeur -
Assistance téléphonique
personalisée sur le
numérique -
Service client
Du Lundi au vendredi
de 9h à 18h
- EAN13 : 9782130567097
- Réf. éditeur : 254389
- Collection : PHILOSOPHIE D'A
- Editeur : PUF
- Date Parution : 1 déc. 2009
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 296
- Format : H:216 mm L:137 mm E:16 mm
- Poids : 356gr
-
Résumé :
La révolution scientifique du XVIIe siècle se double d’innovations philosophiques majeures, comme celle qui, chez Leibniz, institue les « phénomènes » en objets d’un genre original.
Notre fréquentation du monde se meut aisément entre deux pôles de la mondanité : d’un côté le monde objectivé, le monde « en soi », un monde « sans nous » ou du moins un monde qui est le même pour tous ; de l’autre le monde qui se manifeste à nous, un monde qui se touche, se saisit, se prête à l’action et à la passion, bref un monde familier et « fait pour nous ».
Leibniz hérite pleinement de l’exigence philosophique d’objectivation, présente de longue date, et se définit par conséquent comme théoricien de la substance, la catégorie basique du monde objectivé depuis la philosophie grecque. D’un autre côté, il façonne à nouveaux frais l’approche du monde manifeste. En effet, par sa reconfiguration du thème des apparences ou des phénomènes, il confère à ceux-ci une consistance et une assise complètement originales, dont ils restaient dépourvus dans le scepticisme qui avait jusque-là déterminé l’approche du monde manifeste.
Se targuant toujours en matière philosophique « d’aller plus loin qu’on n’est allé encore », Leibniz resitue le monde objectivé et l’écarte rigoureusement du monde manifeste ; il s’efforce dans le même temps de rattacher ce dernier à ses fondements objectifs, et donc de penser la relation complexe qui les unit.
Poursuivant les directions de travail ainsi esquissées, la présente enquête éclaire trois types de raisonnements : ceux qui circonscrivent l’étoffe même du monde manifeste, ceux qui mènent du monde manifeste au monde objectivé des substances, et ceux qui retracent en sens inverse la production du monde manifeste à partir de ses fondements dans le monde objectivé. Cette enquête ouvre toute grande la porte de l’extraordinaire laboratoire d’idées de la philosophie du XVIIe siècle, et montre les effets, jusqu’à aujourd’hui, de la révolution intellectuelle que celle-ci a préparée.










