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Sigmund Freud et Romain Rolland. Correspondance 1923-1936
EAN : 9782130447467
Paru le : 1 juil. 1993
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- EAN13 : 9782130447467
- Réf. éditeur : 010707
- Collection : HISTOIRE DE LA
- Editeur : PUF
- Date Parution : 1 juil. 1993
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 704
- Format : H:217 mm L:151 mm E:36 mm
- Poids : 935gr
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Résumé :
Sur le chemin de la création de la psychanalyse, Sigmund Freud eut des échanges avec des interlocuteurs parfois inattendus, tel Romain Rolland avec qui il entretint de 1923 à 1936 une correspondance espacée mais dense. Différents par leur tempérament, leurs attaches culturelles et la nature de leur œuvre, Freud et Rolland eurent cependant des convergences avérées ou secrètes qui tiennent à leur fibre de héros romantiques – s’exprimant dans la « vénération » idéalisée qu’ils se portaient l’un à l’autre – et à leur ascendance spinozienne.
Freud, « juif sans dieu », s’identifie au philosophe d’Amsterdam comme « frère d’incroyance » et trouve un espace de dialogue avec Rolland, chrétien sans Eglise mû par « l’éclair de Spinoza », pour critiquer les dogmes religieux et les Eglises, ce dont on perçoit les échos de L’avenir d’une illusion au Malaise dans la culture. Mais il se range du côté de l’athéisme intransigeant de Kant et de Feuerbach tandis que Rolland laisse une place à la mystique et, reprochant à son correspondant d’avoir négligé le sentiment religieux comme fait personnel, propose la sensation océanique à la réflexion métapsychologique de Freud qui, intrigué et d’abord réticent, reconnaîtra par la suite la vérité historique de la religion.
L’auto-analyse qui accompagne ces échanges renoue avec celle du temps de Fliess et trouve son aboutissement explicite dans Un trouble du souvenir sur l’Acropole, lettre ouverte au Français pour son soixante-dixième anniversaire, qui prélude à une ultime poussée créatrice de l’œuvre freudienne.
Freud admirait en Romain Rolland l’intellectuel engagé qui défendait les valeurs de la civilisation en dénonçant l’absurdité de la guerre de 1914-1918 et en s’opposant à Hitler comme leader antifasciste. Mais il était plus lucide sur les illusions idéologiques que Rolland qui, dans sa période de soutien non critique à l’URSS, oubliera sa dénonciation du totalitarisme stalinien et s’éloignera momentanément de Freud, confirmant ainsi les ambivalences et les impasses de ce passionnant dialogue, qui, dans un après-coup, éclaire l’œuvre entière.














