Sato l'impie

Sabine Wespiese - EAN : 9782848056050
KURNIAWAN EKA
Édition papier

EAN : 9782848056050

Paru le : 7 mai 2026

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A paraître 7 mai 2026
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  • EAN13 : 9782848056050
  • Réf. éditeur : 437335
  • Collection : LITTERATURE
  • Editeur : Sabine Wespiese
  • Date Parution : 7 mai 2026
  • Disponibilite : Pas encore paru
  • Barème de remise : NS
  • Nombre de pages : 160
  • Poids : 0gr
  • Résumé : Dès le début de ce court roman, Sato, son protagoniste, annonce la couleur : « J’avais arrêté d’aller à la mosquée. J’avais arrêté de prier avec les autres. Je ne récitais plus la prière du soir avant d’aller me coucher. Sato Reang mangeait avec la main gauche – où est le problème ? –, et il rentrait chez lui sans dire bonjour. Si j’avais la flemme, je pissais contre un bananier sans me rincer après. » L’enfance de Sato dans sa petite ville de l’île de Java est tout occupée par son désir de s’émanciper de l’éducation religieuse que lui impose son père, musulman strictement observant : circoncis à l’âge de sept ans, le jeune garçon grandit au rythme quotidien des cinq prières obligatoires, il est privé de sortie le samedi soir, chez lui consacré à la mosquée, privé aussi de télévision et de regarder les soap operas qui, à l’école, alimentent les conversations de ses camarades. Quand, rarement, il parvient à s’échapper, les représailles sont sévères : il ne pourra plus jamais voir un ballon de football sans penser à celui que son père a fendu en deux d’un coup de machette en pleine partie clandestine dans la cour de la maison de prière. Sato n’a pas plus envie d’être considéré comme un enfant pieux que de devenir l’ami de Jamal, le petit-fils d’un haut dignitaire religieux, dont son père lui impose la fréquentation. Et sa rage d’émancipation ne le lâchera pas quand, après la mort de son père, il réalisera combien il est difficile de s’affranchir de son influence, reproduisant comme à son insu les rituels et les gestes inculqués. Dans ce récit mené tambour battant, où alternent la première et la troisième personne, Eka Kurniawan dessine le portrait attachant d’un protagoniste dont la liberté chèrement acquise finira par se retourner contre lui-même. Située dans une petite communauté villageoise éloignée du fracas du monde, cette fable aussi brillante que provocante pose la question plus que jamais contemporaine du libre-arbitre et de son usage.
  • Biographie : Eka Kurniawan est né en 1975. Jusqu’à ses dix ans, il grandit chez ses grands-parents, dans un village isolé à l’ouest de Java. Son goût de la littérature lui est donné par les contes et les légendes que lui raconte sa grand-mère, et par sa fascination pour les pièces radiophoniques, qui le relient au reste du monde. En 1984, il rejoint ses parents au centre de l’île, puis étudie la philosophie à l’université de Yogyakarta tout en découvrant les grands auteurs : la lecture de Knut Hamsun est déterminante dans sa formation intellectuelle, ainsi que celle de Pramoedya Ananta Toer, à qui il consacre sa thèse. L’œuvre de cet auteur de romans, de nouvelles, d’essais et de scénarios est aujourd’hui traduite en trente-cinq langues. L’Homme-tigre, sélectionné pour le Booker Prize, a paru chez Sabine Wespieser éditeur en 2015, puis, en 2017, Les Belles de Halimunda, magistral roman imprégné de réalisme magique, qui retrace à travers une lignée de femme l’histoire de l’Indonésie. En 2019, toujours chez le même éditeur, paraissait Cash, aujourd’hui suivi de Sato l’impie, fable dont le motif central – le désir de se libérer du carcan d’une société patriarcale – renoue avec la puissante inspiration de son premier roman traduit en français, L’Homme-tigre. À propos de Kurniawan, la New York Review of Books écrit qu’il est « un héritier littéraire de Günter Grass, Gabriel García Márquez et Salman Rushdie. »
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