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Puissance des lieux, présence des morts
EAN : 9782365190763
Paru le : 20 mars 2025
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- EAN13 : 9782365190763
- Réf. éditeur : 127742-41
- Collection : RECHERCHES SUR
- Editeur : PSE
- Date Parution : 20 mars 2025
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 242
- Format : H:240 mm L:160 mm E:15 mm
- Poids : 445gr
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Résumé :
Comment une société se reconstruit-elle après un génocide ? Quelles traces cette violence laisse-t-elle dans la mémoire collective et individuelle ? Quelle place ces « morts sans sépulture » trouvent-ils dans la vie des populations locales ?
La lecture occidentale médiatique du génocide perpétré par les Khmers rouges entre 1975 et 1979 découle d'une certaine vision de la souffrance d'autrui, très éloignée de l’expression propre aux Cambodgiens. En s’appuyant sur une longue enquête ethnographique, l’autrice entend ici prendre en compte leur ressenti, leur vécu et leur singularité, grâce à une familiarité construite sur plusieurs décennies.
Près d’un quart de la population a été décimée par le régime de Pol Pot, mais les corps des victimes n’ont jamais été restitués aux familles. Ces morts sont pourtant loin d’être absents. Pour l’État, ils sont devenus des preuves que l’on montre – notamment dans l’exposition controversée de restes humains au musée du Génocide de Phnom Penh. Les villageois et les fidèles bouddhistes, quant à eux, les « rencontrent » lors de la cérémonie annuelle des défunts : là, tous les morts, quels qu’ils soient, sont « soignés » par les vivants et invités à rejoindre le flux du cycle des renaissances.
De même, des fosses communes sont assimilées à des lieux puissants, abritant des esprits tutélaires de territoire et conservant les traces du passé. Ce dispositif permet de prendre en charge des morts anonymes en instaurant un dialogue ritualisé avec eux. Ainsi s’établit une cohabitation originale entre habitants vivants et défunts.
Au fil de l’ouvrage apparaissent les mécanismes de réparation sociale et symbolique d’un monde marqué par plusieurs années d’une destruction de masse extrêmement violente. Alors que notre époque voit ressurgir des conflits sanglants de grande ampleur, les pratiques cambodgiennes, largement méconnues, apportent un nouvel éclairage sur les capacités humaines de résilience.
- Biographie : <p>Anne Yvonne Guillou est anthropologue, chercheuse au CNRS, actuellement en poste au Laboratoire d'ethnologie et de sociologie comparative. Elle a une triple formation d'orientaliste, de sociologue et d'ethnologue. Ses premiers travaux de terrain, dès 1985, portaient sur les pratiques thérapeutiques des réfugiés cambodgiens en France. Elle a poursuivi ses recherches en anthropologie de la santé et de la médecine au Cambodge à partir de 1990, dans un pays encore en guerre. Elle a réalisé au total près de dix années d'enquête ethnographique en immersion dans des zones urbaines et rurales, s'intéressant ensuite aux traces du passé, à la mémoire collective, aux expressions rituelles de l'histoire, ainsi qu'à l'évolution du bouddhisme et à ses relations avec l'animisme khmer.</p>



















