Les fleurs rouges - Œuvres 1967-1968

Cornelius - EAN : 9782360811564
Yoshiharu TSUGE
Édition papier

EAN : 9782360811564

Paru le : 7 févr. 2019

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  • EAN13 : 9782360811564
  • Réf. fournisseur : 36081.1564
  • Collection : PIERRE
  • Editeur : Cornelius
  • Date Parution : 7 févr. 2019
  • Disponibilite : Disponible
  • Barème de remise : NS
  • Nombre de pages : 264
  • Format : H:246 mm L:180 mm E:31 mm
  • Poids : 838gr
  • Résumé : Au début des années 1960, Yoshiharu Tsuge entame sa collaboration avec la mythique revue Garo, qui donne aux auteurs la possibilité d’expérimenter de nouvelles approches dans un contexte éditorial peu enclin à l’ouverture. Tsuge trouve dans cet endroit la possibilité de se révéler et développe des bandes dessinées d’un genre nouveau, où autobiographie et fiction s’entremêlent pour faire surgir une forme d’authenticité inédite – cette approche avant-gardiste sera appelée watakushi manga, la bande dessinée du moi, et inspirera toute une génération. Ce volume s’intéresse aux années charnières de Yoshiharu Tsuge. Les douze histoires qui composent Les Fleurs Rouges témoignent de l’assurance que cet auteur de trente ans est en train d’acquérir et préfigurent l’évolution qui va suivre, à partir de juin 1968, avec la publication de la fameuse nouvelle Neji shiki dans un numéro spécial que Garo consacre à cet auteur aux portes de la notoriété. Le style de Tsuge est déjà très affirmé et les histoires présentées dans ce volume sont emblématiques du degré de sophistication mis au point par l’auteur pour témoigner de la profondeur des sentiments humains. On le voit étendre son périmètre et affiner une narration construite sur l’implicite et l’étrangeté des points de vue. Yoshiharu Tsuge ferme ici la porte aux héros pour laisser toute sa place à l’indicible. Il fonde une dramaturgie en rupture avec les codes de l’époque et, poursuivant sa quête d’authenticité, il impressionne ses pairs dans une émulation qui va faire de lui la référence incontournable de sa génération.
  • Biographie : Né en 1937 à Tokyo, Yoshiharu Tsuge connaît une enfance difficile marquée par la pauvreté. Quittant l’école à quatorze ans, il enchaîne les petits boulots et cherche à échapper à son milieu familial, fuyant la violence d’un beau-père qu’il exècre. À dix-huit ans, il entame une carrière de mangaka en réalisant des histoires pour les librairies de prêt qui fleurissent dans le Japon d’après-guerre. À cette époque, on reconnaît dans son style l’influence d’Osamu Tezuka, ainsi que celle du gekiga, un mouvement tout juste créé sous l’impulsion de Yoshihiro Tatsumi, qui souhaite faire évoluer le manga vers des sujets plus réalistes. L’originalité de son écriture le fait rapidement remarquer et il est contacté en 1965 par Katsuichi Nagai, le fondateur du légendaire magazine Garo. Les premières réactions des lecteurs sont négatives. Sujet à la dépression, Tsuge publie peu et devient l’assistant de Shigeru Mizuki. Cette collaboration lui redonne de l’assurance. En 1968 sa nouvelle Neji Shiki, «La vis», dans laquelle il relate un de ses rêves, marque profondément les esprits et devient un classique instantané. Son style évolue vite et se construit autour d’une inspiration hybride, qui mêle registre intime et forme onirique. Il donne ainsi naissance à un nouveau genre proche de l’auto-fiction, le watakushi manga, «la bande dessinée du moi».
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