Le marais - Œuvres 1965-1966

Cornelius - EAN : 9782360811700
Yoshiharu TSUGE
Édition papier

EAN : 9782360811700

Paru le : 30 janv. 2020

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  • EAN13 : 9782360811700
  • Réf. fournisseur : 36081.1700
  • Collection : PIERRE
  • Editeur : Cornelius
  • Date Parution : 30 janv. 2020
  • Disponibilite : Disponible
  • Barème de remise : NS
  • Nombre de pages : 248
  • Format : H:245 mm L:180 mm E:27 mm
  • Poids : 778gr
  • Résumé : Au début des années 1960, Yoshiharu Tsuge entame sa collaboration avec la mythique revue Garo, qui donne aux auteurs la possibilité d’expérimenter de nouvelles approches dans un contexte éditorial peu enclin à l’ouverture. Tsuge trouve dans cet endroit la possibilité de se révéler et développe des bandes dessinées d’un genre nouveau où autobiographie et fiction s’entremêlent pour faire surgir une forme d’authenticité inédite – cette approche avant-gardiste sera appelée watakushi manga, « la bande dessinée du moi » et inspirera toute une génération. Ce volume s’intéresse aux premières années de Yoshiharu Tsuge au sein de Garo. Les onze histoires qui composent Le Marais nous montrent un auteur en quête de style et de sens. S’il a déjà dix ans de carrière derrière lui, Tsuge cherche à rompre avec les codes en vigueur dans le manga. Tout ce qu’il tente à partir de son arrivée dans le magazine converge vers cet objectif. Mais il devra payer le prix fort de cette volonté de rupture. Ses audaces déroutent les lecteurs et la déception qu’il ressent face à cet accueil va le conduire à envisager de quitter le métier. Il se refera une santé en collaborant avec Shigeru Mizuki, avant de revenir dans les pages de Garo un an plus tard, délivrant coup sur coup une série de chefs-d’oeuvre qui assoiront sa réputation définitivement. Le marais témoigne de cette période de construction pendant laquelle Tsuge définit son territoire, choisissant ses thématiques et affirmant une personnalité jusqu’alors bridée par les exigences du divertissement. Les influences sont abandonnées une à une et c’est une mue fascinante à laquelle on assiste, le regard émerveillé.
  • Biographie : Né en 1937 à Tokyo, Yoshiharu Tsuge connaît une enfance difficile marquée par la pauvreté. Quittant l’école à quatorze ans, il enchaîne les petits boulots et cherche à échapper à son milieu familial, fuyant la violence d’un beau-père qu’il exècre. À dix-huit ans, il entame une carrière de mangaka en réalisant des histoires pour les librairies de prêt qui fleurissent dans le Japon d’après-guerre. À cette époque, on reconnaît dans son style l’influence d’Osamu Tezuka, ainsi que celle du gekiga, un mouvement tout juste créé sous l’impulsion de Yoshihiro Tatsumi, qui souhaite faire évoluer le manga vers des sujets plus réalistes. L’originalité de son écriture le fait rapidement remarquer et il est contacté en 1965 par Katsuichi Nagai, le fondateur du légendaire magazine Garo. Les premières réactions des lecteurs sont négatives. Sujet à la dépression, Tsuge publie peu et devient l’assistant de Shigeru Mizuki. Cette collaboration lui redonne de l’assurance. En 1968 sa nouvelle Neji Shiki, «La vis», dans laquelle il relate un de ses rêves, marque profondément les esprits et devient un classique instantané. Son style évolue vite et se construit autour d’une inspiration hybride, qui mêle registre intime et forme onirique. Il donne ainsi naissance à un nouveau genre proche de l’auto-fiction, le watakushi manga, «la bande dessinée du moi».
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