Nous utilisons des cookies pour améliorer votre expérience. Pour nous conformer à la nouvelle directive sur la vie privée, nous devons demander votre consentement à l’utilisation de ces cookies. En savoir plus.
L'Héritage nu
EAN : 9782823619249
Paru le : 8 avr. 2022
-
Livraison gratuite
en France sans minimum
de commande -
Manquants maintenus
en commande
automatiquement -
Un interlocuteur
unique pour toutes
vos commandes -
Toutes les licences
numériques du marché
au tarif éditeur -
Assistance téléphonique
personalisée sur le
numérique -
Service client
Du Lundi au vendredi
de 9h à 18h
- EAN13 : 9782823619249
- Réf. éditeur : OLV211655
- Collection : LES FEUX
- Editeur : Olivier
- Date Parution : 8 avr. 2022
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 120
- Format : H:132 mm L:185 mm E:130 mm
- Poids : 140gr
- Résumé : « Nous devons faire passer l’expérience atroce de la catégorie de l’histoire à celle de l’art », écrit Aharon Appelfeld à propos des nombreux témoignages suscités par la Shoah. Sans négliger la valeur historique de ces témoignages, il nous rappelle que « seul l’art a le pouvoir de sortir la souffrance de l’abîme. » Car la vérité propre à l’oeuvre est indissociable d’une expérience subjective. L’Héritage nu (Au-delà du désespoir), qui rassemble trois conférences prononcées à l’université Columbia, a fait l’objet d’une première édition dans une traduction de l’anglais effectuée par Michel Gribinski (L’Olivier, 2006). La présente édition propose une version révisée par Valérie Zenatti à partir du manuscrit original en hébreu dont une partie a été retrouvée. Elle est par ailleurs augmentée d’une postface inédite de Frédéric Worms, qui met en perspective les enjeux philosophiques et littéraires de ces conférences avec l’ensemble de l’oeuvre d’Aharon Appelfeld.
-
Biographie :
Aharon Appelfeld est né en 1932 à Czernowitz en Bucovine et mort à Petah Tikva en janvier 2018. Ses parents, des juifs assimilés influents, parlaient l’allemand, le ruthène, le français et le roumain. Quand la guerre éclate, sa famille est envoyée dans un ghetto. En 1940 sa mère est tuée, son père et lui sont déportés et séparés. À l'automne 1942, Aharon Appelfeld s'évade du camp de Transnistrie. Il a dix ans. Il erre dans la forêt ukrainienne pendant trois ans, se taisant pour ne pas se trahir. « Je n'avais plus de langue. »
Recueilli en 1945 par l’Armée rouge, il traverse l’Europe avec un groupe d’adolescents orphelins, arrive en Italie et s’embarque clandestinement pour la Palestine où il arrive en 1946. Pris en charge par l’Alyat Hanoar, il doit se former à la vie des kibboutzim et apprendre l'hébreu. C'était, dit-il, « comme avaler du gravier ». Suivent l’armée (1949) et l’université (1952-1956) où il choisit d’étudier les littératures yiddish et hébraïque, ainsi que la mystique juive. Ses professeurs sont Martin Buber, Gershom Scholem, Ernest Simon, Yehezkiel Kaufman. Comme lui, ils ont une double culture, mais c’est sa rencontre avec Shaï Agnon qui le convainc que « le passé, même le plus dur, n’est pas une tare ou une honte mais une mine de vie ». À la fin des années 50, il décide de se tourner vers la littérature et se met à écrire, en hébreu, sa « langue maternelle adoptive ».
Aharon Appelfeld a toujours récusé le statut d'écrivain de la Shoah : « Vous ne pouvez pas être un écrivain de la mort » et revendiqué la vocation universelle de son œuvre. À la fin des années 1980, Philip Roth la découvre avec émerveillement. Il comprend qu'il est en présence d'un écrivain exceptionnel, proche de Kafka et de Bruno Schulz par sa puissance et sa singularité.
Aharon Appelfeld a reçu de nombreux prix dont le plus prestigieux d’Israël en 1983 et le prix Médicis pour Histoire d’une vie en 2004. Devenu l'un des plus grands écrivains de notre temps, il a publié une quarantaine de livres, principalement des recueils de nouvelles et des romans.
Il est décédé en janvier 2018.



















