Mon père et ma mère

Points - EAN : 9782757891308
Aharon Appelfeld
Édition papier

EAN : 9782757891308

Paru le : 14 oct. 2021

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  • EAN13 : 9782757891308
  • Réf. fournisseur : POI200259
  • Editeur : Points
  • Date Parution : 14 oct. 2021
  • Disponibilite : Disponible
  • Barème de remise : NS
  • Nombre de pages : 312
  • Format : H:109 mm L:179 mm E:12 mm
  • Poids : 162gr
  • Résumé : « Un roman éblouissant, d’une sensibilité immense. » Télérama C’est l’été 1938 en Europe centrale. Comme chaque année ils sont là. Rosa Klein, la chiromancienne aux prédictions étonnantes. Karl Koenig, l’écrivain qui étrangement écrit si peu. Et qui sont vraiment « l’homme à la jambe coupée » et la jeune amoureuse que tous appellent par l’initiale de son prénom ? Lors de ces dernières vacances avant la guerre, l’humanité se dévoile dans ses infimes nuances, à l’approche de la catastrophe que tous redoutent sans parvenir à l’envisager. Aharon Appelfeld (Czernowitz, 1932-Jérusalem, 2018) est l’un des plus grands écrivains de notre temps. Lauréat de plusieurs prix, dont les prix Nelly Sachs et Médicis étranger, il est l’auteur d’une importante œuvre romanesque. Publiés en France par les Editions de l’Olivier, ses livres sont tous disponibles chez Points. Traduit de l’hébreu par Valérie Zenatti
  • Biographie :

    Aharon Appelfeld est né en 1932 à Czernowitz en Bucovine et mort à Petah Tikva en janvier 2018. Ses parents, des juifs assimilés influents, parlaient l’allemand, le ruthène, le français et le roumain. Quand la guerre éclate, sa famille est envoyée dans un ghetto. En 1940 sa mère est tuée, son père et lui sont déportés et séparés. À l'automne 1942, Aharon Appelfeld s'évade du camp de Transnistrie. Il a dix ans. Il erre dans la forêt ukrainienne pendant trois ans, se taisant pour ne pas se trahir. « Je n'avais plus de langue. »





    Recueilli en 1945 par l’Armée rouge, il traverse l’Europe avec un groupe d’adolescents orphelins, arrive en Italie et s’embarque clandestinement pour la Palestine où il arrive en 1946. Pris en charge par l’Alyat Hanoar, il doit se former à la vie des kibboutzim et apprendre l'hébreu. C'était, dit-il, « comme avaler du gravier ». Suivent l’armée (1949) et l’université (1952-1956) où il choisit d’étudier les littératures yiddish et hébraïque, ainsi que la mystique juive. Ses professeurs sont Martin Buber, Gershom Scholem, Ernest Simon, Yehezkiel Kaufman. Comme lui, ils ont une double culture, mais c’est sa rencontre avec Shaï Agnon qui le convainc que « le passé, même le plus dur, n’est pas une tare ou une honte mais une mine de vie ». À la fin des années 50, il décide de se tourner vers la littérature et se met à écrire, en hébreu, sa « langue maternelle adoptive ».





    Aharon Appelfeld a toujours récusé le statut d'écrivain de la Shoah : « Vous ne pouvez pas être un écrivain de la mort » et revendiqué la vocation universelle de son œuvre. À la fin des années 1980, Philip Roth la découvre avec émerveillement. Il comprend qu'il est en présence d'un écrivain exceptionnel, proche de Kafka et de Bruno Schulz par sa puissance et sa singularité.





    Aharon Appelfeld a reçu de nombreux prix dont le plus prestigieux d’Israël en 1983 et le prix Médicis pour Histoire d’une vie en 2004. Devenu l'un des plus grands écrivains de notre temps, il a publié une quarantaine de livres, principalement des recueils de nouvelles et des romans.





    Il est décédé en janvier 2018.



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