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Etudes mongoles et sibériennes, n° 38-39/2007-2008
EAN : 9782951888845
Paru le : 21 janv. 2008
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- EAN13 : 9782951888845
- Réf. éditeur : 115531-91
- Collection : ETUDES
- Editeur : Etudes Mongoles
- Date Parution : 21 janv. 2008
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 576
- Format : H:240 mm L:160 mm E:30 mm
- Poids : 912gr
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Résumé :
Jean-Luc Lambert
De l'Évangile à l'ours en Russie impériale : Comment faire prêter serment à des peuples animistes ?
Dans la Russie impériale, le serment tient une place considérable ; traditionnellement il est prêté en baisant la croix ou en tendant la main vers les évangiles. Un serment de loyauté au tsar est exigé pour tous les sujets mâles. On doit également prêter serment au tribunal. Comment jurent donc ceux qui ne sont pas chrétiens et qui pourtant appartiennent à l'Empire, en particulier les peuples animistes sibériens ? On a ici un exemple de rituel dont la forme peut être aménagée afin de garantir son efficacité. L'analyse montre que le pouvoir russe a instauré des « serments de l'ours » où les animistes embrassent par exemple une tête ou une patte d'ours et qu'il a ainsi propulsé l’ours en position de divinité intrompable pouvant garantir le serment. Par contre-coup, quand les Sibériens tuent un ours, ils commencent par le tromper en accusant les Russes de sa mort, et des rituels sibériens de plus en plus complexes ont été progressivement organisés en l’honneur d’un ours désormais considéré comme divin.
Elisabeth TeiroUne source cadastrale du district de Temnikov (1613/14) : Lecture continue et étude statistique
À l’issue du Temps des Troubles fut lancée une description des terres de l’État russe nécessaire au pouvoir nouvellement installé. La dozornaja kniga du district de Temnikov, établie en 1613/14 par Ivan Usov et ses collègues, est une des rares sources cadastrales de ce type qui nous est parvenue. Sa valeur pour l’histoire des cadastres comme pour l’histoire des Tatars est incontestable. L’auteur présente ici les remarques qui se sont imposées à elle lors de la lecture suivie et de l’étude statistique de cette source. Elle aborde notamment les méthodes de compilation du cadastre, les caractéristiques du peuplement et de la population, la question religieuse, le statut de détenteurs de biens-fonds et insiste sur les questions auxquelles ne permet pas de répondre ce document.
Delphine DesprezL’invisible cité de Kitež au reflet de la prose de l’Âge d’Argent
En 1903, le célèbre romancier décadent Dmitri Merejkovski (1865-1941), accompagné de son épouse la poétesse Zinaïda Hippius (1871-1945), quitta Saint-Pétersbourg pour rencontrer à Svetlojar, en outre-Volga, la nébuleuse des groupes de vieux-croyants en rupture avec l’orthodoxie officielle. Quatre ans plus tard, le jeune écrivain passionné d’ethnographie M. Prišvin (1873‑1954) suivit le même chemin : c’est sur la confrontation des textes nés de leurs expériences respectives que l’analyse se fonde pour faire ressortir comment l’identité culturelle de certains non-conformistes religieux, cristallisée autour du mythe de la cité de Kitež, a intégré le traumatisme de la violence d’État en une vision du monde entièrement tournée vers le retour de l’Âge d’Or. Cette attente poussa les intellectuels à s’interroger à leur tour sur leurs propres certitudes et leur fit prendre conscience de la fragilité de leurs positions. Dans la pénombre de la forêt, le soir de la Saint-Jean, à proximité de Kitež mystérieusement disparue face à ses agresseurs, les contraires semblent pouvoir se rejoindre, s’interchanger et se concilier. Surgit un mythe de la Sainte Russie fusionnant foi et histoire pour exorciser les traumatismes anciens. Aux yeux des moujiks non-conformistes, la scission au sein de l’Église russe depuis l’introduction des « nouveautés » byzantines (fautivement attribuées à l’influence de Rome) et l’émergence d’un État moderne à l’occidentale passaient en effet pour aussi apocalyptiques que l’invasion mongole.
Dominique Samson Normand de ChambourgLa guerre perdue des Khantes et des Nénètses des forêts (la soviétisation dans le district Ostjako-Vogul’sk, 1930-1938)
Les années 1930 constituent une décennie déterminante dans l’histoire de la Russie, en particulier dans les relations entre le pouvoir soviétique et les peuples autochtones du nord-ouest sibérien. Sur fond de découpage administratif, d’afflux de population allogène volontaire ou pas, la mise en place de la politique soviétique dans la toundra et la taïga (collectivisation, réseau de bases culturelles, scolarisation, plans imposés, profanation de sites cultuels) qui vise à intégrer de gré ou de force éleveurs de rennes et chasseurs-pêcheurs traditionnels dans la voie du progrès est bientôt ressentie comme une déclaration de guerre par nombre de Nénètses, de Khantes et de Mansis du district national Ostjako-Vogul’sk (aujourd’hui district autonome des Khantes-Mansis). Aux vagues d’arrestations, aux menaces psychologiques ou aux médiations des soviets locaux répondent assemblées rituelles et revendications autochtones, pilla
- Biographie : <p>Dany Savelli est maître de conférences en littérature et civilisation russes à l'Université de Toulouse Jean Jaurès. Elle travaille notamment sur l'exotisme et l'imaginaire de l’Asie dans la littérature et la pensée russes, sur le bouddhisme et l’ésotérisme en Russie. Elle est l’auteur d’une douzaine d’articles sur le peintre et mystique Nicolas Roerich. En 2019, elle a dirigé le recueil d’articles <em>Autour de Nicolas Roerich ; art, ésotérisme, orientalisme et politique</em> (<em>Slavica Occitania</em>).</p>











