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Être témoin
EAN : 9782021620030
Paru le : 6 nov. 2026
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- EAN13 : 9782021620030
- Réf. fournisseur : SEL335040
- Collection : BIBLIOTHEQUE DE
- Editeur : Seuil
- Date Parution : 6 nov. 2026
- Disponibilite : Pas encore paru
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 336
- Format : H:153 mm L:240 mm E:24 mm
- Poids : 414gr
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Résumé :
Entièrement inédit, ce séminaire poursuit, sous le titre général des « Questions de responsabilité », la problématique du témoignage ouverte en 1992. Il ne s’agit plus seulement de savoir ce que « témoigner » veut dire, mais ce que c’est qu’« être témoin ». C’est ainsi depuis une minutieuse relecture de Être et Temps de Martin Heidegger que Jacques Derrida avance le concept d’attestation. Son analyse reconduit le Dasein (« Être-là ») heideggérien tout entier à sa structure de témoin, jusqu’à la question du Schuldigsein – cet être-en-dette ou être-coupable que Derrida traduit par un mot-valise de son invention, la « culparesponsabilité » – et à celle de l’inquiétante étrangeté, l’Unheimlichkeit, pour laquelle il propose une traduction inédite : « la horde chez soi ».
Que le séminaire s’ouvre par le mot de « porter » donne le ton car Derrida en tire toute la polysémie, du porter témoignage à la portée musicale ou la mère porteuse, en passant par cette traditionnelle mais douteuse dissymétrie – relevée par Freud dans « L’Homme aux rats » puis par Joyce dans Ulysse – entre la supposée certitude sensible de la maternité, et l’hypothèse toujours risquée de la paternité. Dissymétrie que la procréation assistée et le droit du corps mort viennent aujourd’hui déstabiliser plus encore.
Entre lectures de Nietzsche, de Hamlet, ou de Blow-Up d’Antonioni, Derrida témoigne à son tour – jusqu’à cette question qui hante tout le volume : « Serais-je coupable de faux-témoignage ? »
Édition établie par Geoffrey Bennington et Peggy Kamuf. -
Biographie :
Philosophe et écrivain français, il est né en Algérie en 1930, dans une famille juive. Il fait ses études en France, à Paris, au lycée Louis-le-Grand puis à l'Ecole Normale Supérieure. Il rencontre ainsi Pierre Bourdieu, Michel Deguy, Michel Serres, suit les cours de Jean Hyppolite et de Maurice de Gandillac. Il se lie aussi à Louis Althusser et Michel Foucault. Ayant rédigé sa thèse sur "Le problème de la génèse dans la philosophie de Husserl", reçu à l'Agrégation, il part enseigner à Harvard. Mais la conscription pour la guerre d'Algérie le ramnène en France. En 1964, il enseigne à l'Ecole Normale Supérieure. Il publie ses premiers grands livres dans les années suivantes : De la grammatologie, L'Ecriture et la différence, La Voix ou le Phénomène. Il sera l'auteur d'une oeuvre monumentale, au centre de laquelle se trouve le concept de "déconstruction" : Derrida réexamine les thèses métaphysiques en supprimant les présupposés de la parole dans la philosophie occidentale. Devenu le philosophe français le plus étudié dans le monde, il meurt à Paris fin 2004.












