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Épiphanies musicales en poésie moderne, de Rilke à Bonnefoy - le musicien panseur
Champion - EAN : 9782745327055
Édition papier
EAN : 9782745327055
Paru le : 2 déc. 2014
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- EAN13 : 9782745327055
- Réf. fournisseur : 07532705
- Collection : BLGC
- Editeur : Champion
- Date Parution : 2 déc. 2014
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 376
- Format : H:21 mm L:235 mm E:155 mm
- Poids : 540gr
- Résumé : Il y a une consubstantialité, encore insuffisamment explorée, entre la question du lyrisme et celle de l’épiphanie musicale. L’approfondissement de cette coïncidence s’impose d’autant plus que les études consacrées à la poésie moderne tendent à mettre en sourdine les « moments musicaux » au profit d’une prédilection pour les manifestations de la crise du son et du sens. La modernité poétique qui, tout en prenant en charge les syncopes de notre « temps de détresse », reste ouverte à l’épiphanie musicale, est nommée ici modernité de la clairaudience. Cet essai gravite autour de cinq poètes clairaudiants : Rilke (dont l’œuvre a valeur d’origine) et quatre poètes français, héritiers transgressifs de Rilke : Bonnefoy, Des Forêts, Jaccottet et Vigée. Dans la modernité issue de Rilke, un épisode biblique peut se lire comme un emblème du pouvoir salvateur de l’épiphanie musicale : l’épisode dans lequel David guérit par sa cithare la mélancolie de Saül. Voici l’hypothèse risquée ici : l’épiphanie musicale est pour la poésie moderne ce que David est pour Saül. Encore faut-il résister à une interprétation trop clarifiante : garder en mémoire le tableau de Rembrandt, David jouant de la harpe pour Saül, où la distance est encore grande entre David et Saül. La figure épiphanique de David, le musicien panseur, vaut d’abord pour sa précarité, son intermittence, sa force de questionnement, son obstination, qui sont le centre générateur d’une poétique musicale du « reste chantable », de la raucité et du Lontano.

















