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Du bon usage de l’histoire : histoire, morale et politique à l’âge classique.
Champion - EAN : 9782745334350
Édition papier
EAN : 9782745334350
Paru le : 29 mars 2016
85,00 €
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- EAN13 : 9782745334350
- Réf. fournisseur : 07533435
- Collection : LC
- Editeur : Champion
- Date Parution : 29 mars 2016
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 636
- Format : H:31 mm L:235 mm E:155 mm
- Poids : 820gr
- Résumé : Historia magistra vitæ : la célèbre formule cicéronienne, réactivée par l’humanisme italien, sera revendiquée jusqu’au cœur du XVIIIe siècle. Dans une histoire promue «maîtresse de vie » l’âge classique cherche, comme l’antiquité païenne, des exemples à imiter. Leçon morale et leçon politique, l’histoire constitue en outre, pour les catholiques comme pour les protestants, une leçon religieuse qui révèle la conduite de la Providence. Toutefois la leçon politique n’est pas toujours morale ni religieuse, comme le montre la lecture qui est faite de Tacite. Plus fondamentalement encore, le débat qui, à l’orée du XVIe siècle, a opposé Machiavel à Guichardin sur la possibilité d’appliquer au monde contemporain les leçons de l’histoire romaine, a posé une question qui résonnera tout au long de l’âge classique, qui a appris de Montaigne que « tout exemple cloche », et qui, bien avant la Querelle des Anciens et des Modernes, a conscience de l’altérité radicale entre l’Antiquité et le présent. Le soupçon, qui grandit dans le XVIIe siècle français, envers une histoire maîtresse de vie qui enseignerait les vertus publiques et privées, conduit à déplacer son centre de gravité du public vers le privé pour la définir comme anatomie du cœur humain. Si donc l’on ne cesse, de Machiavel à Voltaire, de demander des leçons à l’histoire, celles-ci revêtent des formes différentes voire antagonistes, mais qui, toujours lourdes d’enjeux, révèlent des lignes de fond. Le présent ouvrage scrute, pour la première fois, cette réflexion sur l’utilité de l’histoire, en se fondant avant tout sur les nombreux textes théoriques qui lui ont été consacrés, mais sans négliger ni les Histoires elles-mêmes, ni les Mémoires, ni les textes fictionnels. La pensée de l’histoire ne saurait en effet être coupée des réalisations concrètes de l’historiographie, des Recherches d’Étienne Pasquier à Montesquieu et Voltaire, sans oublier l’école érudite française.












