Douze Valses et Final

Symetrie - EAN : 9782364853133
JAELL MARIE
Édition papier

EAN : 9782364853133

Paru le : 6 janv. 2026

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  • EAN13 : 9782364853133
  • Réf. éditeur : SYM-313-3
  • Editeur : Symetrie
  • Date Parution : 6 janv. 2026
  • Disponibilite : Disponible
  • Barème de remise : NS
  • Nombre de pages : 63
  • Format : H:297 mm L:210 mm E:11 mm
  • Poids : 200gr
  • Résumé : Ayant beaucoup joué en concert les Valses à quatre mains de Marie Jaëll et convaincus de leur valeur, nous avons senti la nécessité d’en préparer une nouvelle édition.
    Celle-ci se base non seulement sur les trois éditions d’époque (Leuckart, Berlin ; Gérard, Paris ; Ricordi, Milan) parues en 1877 et toutes épuisées depuis des décennies, mais aussi sur le manuscrit non autographe des valses annoté par Franz Liszt ainsi que sur les feuilles de variantes que ce dernier lui adjoint.
    Pourquoi est-il question de Liszt dans ce contexte ?
    En 1876, Alfred Jaëll envoie à Liszt, à l’insu de son épouse Marie, le manuscrit d’un cycle de valses à quatre mains composées par elle. Il demande au Maître si ces valses lui semblent dignes d’intérêt car il voudrait « faire la surprise à (sa) femme de les faire publier […] entre autres en Allemagne comme chaque valse est munie d’une petite poésie de Marie. » Liszt répond en ces termes à Jaëll : « Sous formes de Valses et Ländler, Madame Jaëll a composé un collier de fines perles musicales. Les épigraphes sont aussi ingénieusement assorties. Veuillez bien dire à Madame Jaëll mes sincères louanges […] de ce charmant bijou. »
    De la correspondance échangée ensuite entre Liszt et les époux Jaëll, il ressort que le Maître prend très au sérieux la demande d’Alfred, endossant même le rôle de professeur face à sa jeune consœur puisqu’il lui soumet de nombreuses corrections et variantes.
    En novembre 1876, Liszt précise dans une nouvelle lettre : « En vous envoyant les annotations de votre charmante œuvre, je craignais bien de manquer au précepte connu : “surtout pas trop de zèle”. Il va sans dire que ces annotations n’avaient d’autre but que de vous témoigner ma sincère affection. Si quelques-unes vous paraissent convenables, tant mieux : rejetez les autres sans façon quelconque, selon votre bon plaisir qui sera toujours le meilleur. »
    Marie Jaëll n’a pas retenu la totalité mais néanmoins un grand nombre des variantes et suggestions de Liszt. Il est fascinant de voir comme le style tardif du Maître, avec ses fins ouvertes et ses sonorités impressionnistes, se fond admirablement dans l’œuvre de sa jeune collègue. Soulignons donc que ces variantes et suggestions font partie intégrante du cycle tel qu’édité en 1877, tel qu’il a été créé par les époux Jaëll dans la salle Érard à Paris en mars de la même année et tel qu’il est réédité dans ce présent cahier.
  • Biographie : Marie Trautmann est née le 17 août 1846 à Steinseltz, petit village situé au nord de l’Alsace. Elle montre très tôt des dons exceptionnels pour l’étude du piano et reçoit les conseils de Moschelès. Puis, en décembre 1856, elle est présentée à Henri Herz, professeur à Paris. En 1862, elle revient dans la capitale et se présente au concours du Conservatoire où elle remporte un premier prix. En 1866, Alfred Jaëll et Marie Trautmann se rencontrent en Allemagne et se fiancent en présence de Liszt. Alfred Jaëll, pianiste né à Trieste en 1832, fut élève de Czerny et côtoya Chopin, Brahms, Nikolaï Rubinstein et Liszt.
    Le 9 août 1866, Alfred épouse Marie ; le couple s’installe à Paris et donne de nombreux concerts à travers la France, l’Allemagne, la Suisse, l’Italie, l’Angleterre et la Russie. La guerre de 1870 met fin au projet des Jaëll d’aller vivre à Leipzig, où Alfred devait prendre la succession de Moschelès au Conservatoire et diriger la Neue Zeitschrift für Musik, fondée par Schumann.
    Pour devenir pleinement « artiste française », Marie Jaëll s’intéresse alors à la composition. Vers 1870, elle prend quelques leçons avec César Franck, puis travaille régulièrement l’écriture et l’orchestration avec Camille Saint-Saëns, représentant international de l’école française. Les œuvres de Marie Jaëll sont publiées dès 1871. Liszt se charge de faire éditer ses Valses à quatre mains et les joue avec Saint-Saëns à Bayreuth. Soliste, elle joue son Concerto pour piano avec l’orchestre Colonne. Sa Fantaisie pour violon et piano est jouée à la Société nationale le 7 mai 1881 avec Teresa Milanollo au violon. Son Concerto pour violoncelle avec accompagnement d’orchestre est joué par Delsart avec l’orchestre Lamoureux à Paris, salle Érard, en mai 1882. En 1879, Marie Jaëll entreprend également d’écrire le livret et la musique d’un poème symphonique, Ossiane. Le prélude et la deuxième partie furent exécutés chez Érard. En 1887, sur sa demande et sur la proposition de Saint-Saëns et Fauré, elle est l’une des toutes premières femmes à être admise comme membre actif de la Société des compositeurs de musique.
    Malgré sa volonté d’appartenir à une école purement française, elle reste proche de Liszt. De 1883 à 1885, elle séjourne trois fois à Weimar auprès du maître. Ce dernier la considère comme une collaboratrice : elle devient ainsi l’auteur des dernières lignes de la troisième Mephisto-Walz et relit les épreuves de la Faust-Sinfonie. Liszt lui rend visite une dernière fois en 1886 à Paris, alors qu’il vient assister à l’exécution de sa Messe de Gran dirigée par Colonne. En 1891 et 1892, elle donne à deux reprises dans la capitale française l’intégrale de l’œuvre pour piano de Liszt. À cette occasion, Saint-Saëns aurait déclaré : « Il n’y a qu’une personne au monde qui sache jouer Liszt, c’est Marie Jaëll. » En 1893, elle donne l’intégrale des sonates de Beethoven et, en 1901, tout Schumann. Pourtant, à partir de 1894, elle délaisse sa carrière de soliste et de compo
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