Conter le crime - droit et littérature sous la Contre-Réforme

Champion - EAN : 9782745301192
PECH THIERRY
Édition papier

EAN : 9782745301192

Paru le : 1 janv. 2000

86,00 € 81,52 €
Disponible
Pour connaître votre prix et commander, identifiez-vous
Notre engagement qualité
  • Benefits Livraison gratuite
    en France sans minimum
    de commande
  • Benefits Manquants maintenus
    en commande
    automatiquement
  • Benefits Un interlocuteur
    unique pour toutes
    vos commandes
  • Benefits Toutes les licences
    numériques du marché
    au tarif éditeur
  • Benefits Assistance téléphonique
    personalisée sur le
    numérique
  • Benefits Service client
    Du Lundi au vendredi
    de 9h à 18h
  • EAN13 : 9782745301192
  • Réf. fournisseur : 07530119
  • Collection : LC
  • Editeur : Champion
  • Date Parution : 1 janv. 2000
  • Disponibilite : Disponible
  • Barème de remise : NS
  • Nombre de pages : 480
  • Format : H:26 mm L:235 mm E:160 mm
  • Poids : 780gr
  • Résumé : Pourquoi raconter le crime? Faute de pouvoir se l'expliquer. Privée des ressources du surnaturel, la modernité en est réduite à mettre le mal en récit. Comme l'histoire, l'enquête criminelle combine la nécessité, le hasard et la liberté. Au rituel judiciaire ensuite d'en publier la preuve et d'en homologuer le récit. Mais quand la justice n'assume plus cette exigence de publicité, c'est à la littérature qu'il revient d'honorer la créance symbolique laissée vacante par l'institution. Au milieu du XVIe s., alors que la Renaissance jette ses derniers feux, des conteurs, souvent juristes de formation, s'emparent du crime. Associant le "scandale", le châtiment et les passions contradictoires qu'ils suscitent, la formule fait recette et leurs "Histoires tragiques" connaîtront un succès sans précédent sous la Contre-Réforme. Jusqu'alors assigné au divertissement, le genre de la nouvelle reçoit avec elles les honneurs du récit grave et sérieux. Mais, si elles accompagnent en apparence le durcissement du climat théologique et moral, elles -masquent parfois mal leurs résistances aux normes séculières. Souvent surestimé par la critique, l'ordre judiciaire est mis à rude épreuve par la fiction. Le débat qui n'est plus possible dans le prétoire se transporte peu à peu dans les livres, fécondant un nouvel espace public. Droit et -littérature entament ici un duel qui se tranchera un jour devant l'opinion.
Haut de page
Copyright 2026 Cufay. Tous droits réservés.