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La femme d'un autre et le mari sous le lit
EAN : 9782742701278
Paru le : 26 oct. 1993
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- EAN13 : 9782742701278
- Réf. fournisseur : 047855
- Collection : BABEL
- Editeur : Actes Sud
- Date Parution : 26 oct. 1993
- Disponibilite : Provisoirement non disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 80
- Format : H:176 mm L:110 mm E:6 mm
- Poids : 64gr
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Résumé :
Sous ses apparences d'oeuvre mineure, «la Femme d'un autre et le mari sous le lit» est pour le lecteur une pièce importante parce qu'elle met en lumière l'humour très particulier de Dostoïevski, épars dans toute son oeuvre, et toujours prêt à affleurer même sous les dehors les plus tragiques.
Il s'agit d'une pochade — et même, de deux pochades. Dostoïevski avait écrit à l'origine deux nouvelles distinctes, intitulées, l'une, «la Femme d'un autre» (sous-titrée : «Une scène de rue») et, l'autre, «le Mari jaloux» («Une aventure extraordinaire»). Ces deux nouvelles, publiées en janvier et novembre 1848, appartenaient au premier grand projet de Dostoïevski, à ses «Carnets d'un inconnu». Elles furent refondues en un seul texte pour le premier tome des «oeuvres» publiées en 1860, après le bagne et la relégation.
Ce texte reste lié au style des feuilletons publiés dans les journaux des années 1840, et, surtout, à celui du vaudeville, au point qu'on a pu croire qu'il était écrit directement pour le théâtre. Des témoignages de contemporains attestent qu'il fut apprécié. L'essayiste radical Tchernychevski, quant à lui, écrivait, férocement, dans son journal : "Lu le Mari jaloux... Cela m'a un peu ragaillardi au sujet de Dostoïevski et de ses semblables ; c'est quand même un progrès par rapport à ce qu'il faisait avant, et, quand ces gens-là ne prennent pas de sujets trop hauts pour eux, ils peuvent être bons et même charmants." Dostoïevski était, en 1848, l'auteur du «Double» et de «la Logeuse».
Un malaise peut naître à la lecture des pages qui vont suivre, malaise d'autant plus inquiétant qu'il est voulu. Ce ridicule interminable, grotesque, sans pitié, est bel et bien celui de Polzounkov. C'est déjà un écho de «l'Eternel Mari». -
Biographie :
Traducteur passionné, André Markowicz a notamment traduit pour la collection Babel l'intégralité de l’œuvre romanesque de Dostoïevski (vingt-neuf volumes), mais aussi le théâtre complet de Gogol ou celui de Tchekhov (en collaboration avec Françoise Morvan). Tout son travail tend à faire passer en français quelque chose de la culture russe, et notamment de la période fondamentale du XIXe siècle.
Le Soleil d'Alexandre (2011) est son grand œuvre, qui vient éclairer et compléter toutes ses publications et lectures ainsi que la traduction en Babel d'Eugène Onéguine (Babel n° 924) et du recueil Le Convive de pierre et autres scènes dramatiques (Babel n° 85) de Pouchkine, ou encore la pièce de Griboïédov Du malheur d'avoir de l'esprit (Babel n° 784).André Markowicz est lauréat du prix de traduction Nelly Sachs 2012.
















