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LES DIFFERENTS MODES D'EXISTENCE - SUIVI DE DU MODE D'EXISTENCE DE L'OEUVRE A FAIRE . PRESENTATIO
EAN : 9782130574873
Paru le : 3 nov. 2009
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- EAN13 : 9782130574873
- Réf. fournisseur : 254307
- Collection : METAPHYSIQUES
- Editeur : PUF
- Date Parution : 3 nov. 2009
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 220
- Format : 1.30 x 15.00 x 21.70 cm
- Poids : 313gr
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Résumé :
Une enquête philosophique à la fois dense et vive traverse les champs de la métaphysique, de l’esthétique et de la morale pour défendre une hypothèse aussi simple que déroutante : il existe de multiples manières d’exister, et en un sens des degrés d’existence ; chacun d’entre nous occupe en réalité plusieurs existences, et le monde s’en trouve démultiplié…
Quel rapport entre l’existence d’une œuvre d’art et celle d’un être vivant ? Entre l’existence de l’atome et celle d’une valeur comme la solidarité ? Ces questions sont les nôtres à chaque fois qu’une réalité est instaurée, prend consistance et vient à compter dans nos vies, qu’il s’agisse d’un morceau de musique, d’un amour ou de Dieu en personne. Comme James ou Deleuze, Souriau défend méthodiquement la thèse d’un pluralisme existentiel. Il y a, en effet, différentes manières d’exister, et même différents degrés ou intensités d’existence : des purs phénomènes aux choses objectivées, en passant par le virtuel et le « sur-existant » dont témoignent les œuvres de l’esprit ou de l’art, tout comme le fait même de la morale. L’existence est polyphonique, et le monde s’en trouve considérablement enrichi et élargi. Outre ce qui existe au sens ordinaire du terme, il faut compter avec toutes sortes d’états virtuels ou fugaces, de domaines transitionnels, de réalités ébauchées, en devenir, qui sont autant d’« intermondes ».
Servi par une érudition stupéfiante qui lui permet de traverser d’un pas allègre toute l’histoire de la philosophie, Souriau donne les éléments d’une grammaire de l’existence. Mais son enquête se veut aussi une introduction à « la pratique de l’art d’exister ». À quoi nous attachons-nous précisément lorsque nous aimons un être ? À quoi nous engageons-nous lorsque nous nous identifions à un personnage de roman, lorsque nous valorisons une institution ou adhérons à une théorie ? Et finalement, quel(s) mode(s) d’existence(s) sommes-nous capables d’envisager et d’expérimenter pour nous-mêmes ? Questions métaphysiques, questions vitales.
Cette nouvelle édition est précédée d’une présentation d’Isabelle Stengers et Bruno Latour intitulée « Le sphinx de l’œuvre ». Elle inclut également un article d’Étienne Souriau, « Du mode d’existence de l’œuvre à faire » (1956). - Biographie : Cet article provient du Dictionnaire des philosophes, sous la dir. de Denis Huisman, 2e édition revue et augmentée, Paris, PUF, 1993. SOURIAU Étienne, 1892-1979 Philosophe français, né à Lille, fils de Paul Souriau. Agrégé de philosophie (no 1) en 1920, il enseigne aux lycées de Sarreguemines, puis de Chartres. Docteur ès lettres en 1925, il commence à Aix-en-Provence, comme son père, sa carrière d’enseignement supérieur. En 1929 il passe à l’Université de Lyon, et en 1941 à la Sorbonne, où en 1945 il succède à Charles Lalo dans la chaire d’esthétique. Président de la Société française d’Esthétique, directeur de la Revue d’Esthétique, président du Comité international pour les Études d’esthétique, il dirige les travaux du Vocabulaire d’esthétique. Élu en 1958 à l’Académie des Sciences morales et politiques. Mort à Paris en 1979. L’ensemble de son œuvre, d’une totale indépendance d’esprit, et anticipant souvent sur des courants d’idées qui ne trouveront audience que des années plus tard, est dominé par le concept d’instauration : ensemble des processus qui aboutissent à poser un être dont soient incontestables la présence, la fermeté d’existence, l’autonomie. Ce concept donne son unité foncière à une œuvre apparemment divisée en ouvrages de philosophie générale et ouvrages d’esthétique ; car les problèmes de philosophie générale, abordés en relation avec une réflexion sur l’art, y trouvent l’exemple le plus direct d’une pensée créatrice et instauratrice. Dès 1925 Étienne Souriau étudie les rapports structuraux et fonctionnels dans la vie affective (L’abstraction sentimentale, où les observations sur la mémoire affective devancent de deux ans Le temps retrouvé de Proust) et dans la vie intellectuelle et active (Pensée vivante et perfection formelle, qui trouve surtout des lecteurs en Allemagne et précède de deux ans Sein und Zeit de Heidegger). Dans L’instauration philosophique (recherche d’une philosophie des philosophies) la réflexion sur l’œuvre philosophique, ou philosophème, et sur ses structures architectoniques, y fait découvrir des lois homologues de certains principes qui structurent des œuvres d’art, musicales, littéraires : loi du point de vue, loi d’opposition significative, loi de médiation, loi d’évasion dynamique, loi de redoublement... Les différents modes d’existence (existence phénoménale, réique, virtuelle...) convergent comme “ traces ombrales d’une surexistence ”, l’Ombre de Dieu. La Correspondance des arts permet de déceler par des procédés objectifs, à travers la variété des “ qualia sensibles ” où elles s’incarnent, des formes communes ; la combinatoire permet de rendre raison des Deux cent mille situations dramatiques par un petit nombre de fonctions dramaturgiques, décelables d’ailleurs aussi dans la vie (on connaît l’influence de cet ouvrage sur le structuralisme esthétique). L’instauration de la personne, déjà étudiée dans Avoir une âme, la synthèse de la réflexion sur l’art et de la réflexion sur la vie, aboutissent à la morale esthétique de La couronne d’herbes. Le testament philosophique d’Étienne Souriau, L’avenir de la philosophie, qui fait écho à un de ses premiers ouvrages, L’avenir de l’esthétique, achève l’entreprise d’une philosophie des philosophies, toujours tournée vers l’avenir. l L’art instaurateur, Paris, Union générale d’Éditions, 1980, “ 10/18 ”. Principaux livres : L’abstraction sentimentale, 1re éd., 1925 ; 2e éd., Paris, puf, 1951 ; Pensée vivante et perfection formelle, 1re éd., 1925 ; 2e éd., Paris, puf, 1952 ; L’avenir de l’esthétique, Paris, puf, 1929 ; Avoir une âme, Paris, Belles-Lettres, 1939 ; L’instauration philosophique, Paris, puf, 1939 ; Les différents modes d’existence, Paris, puf, 1943 ; La correspondance des arts, Paris, Flammarion, 1re éd., 1947 ; 2e éd., 1969 ; Les deux cent mille situations dramatiques, Paris, Flammarion, 1959 ; L’ombre de Dieu, Paris, puf, 1955 ; Clefs pour l’esthétique, Paris, Seghers, 1970 ; La couronne d’herbes, Paris, Union générale d’Éditions, 1975, “ 10/18 ” ; et deux ouvrages posthumes : L’avenir de la philosophie, Paris, Gallimard, 1982, et L’acte poétique (inachevé). ® Numéro spécial de la Revue d’Esthétique, consacré à E. Souriau. Anne Souriau










