Nous utilisons des cookies pour améliorer votre expérience. Pour nous conformer à la nouvelle directive sur la vie privée, nous devons demander votre consentement à l’utilisation de ces cookies. En savoir plus.
Tu n'écriras pas mon nom
Provinciales - EAN : 9782912833044
Édition papier
EAN : 9782912833044
Paru le : 1 janv. 2002
12,00 €
11,37 €
Disponible
Pour connaître votre prix et commander, identifiez-vous
Notre engagement qualité
-
Livraison gratuite
en France sans minimum
de commande -
Manquants maintenus
en commande
automatiquement -
Un interlocuteur
unique pour toutes
vos commandes -
Toutes les licences
numériques du marché
au tarif éditeur -
Assistance téléphonique
personalisée sur le
numérique -
Service client
Du Lundi au vendredi
de 9h à 18h
- EAN13 : 9782912833044
- Réf. fournisseur : 103075
- Editeur : Provinciales
- Date Parution : 1 janv. 2002
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 96
- Format : 0.60 x 14.50 x 19.50 cm
- Poids : 150gr
- Résumé : Henri Du Buit aura surtout retenu de l'Åuvre de Freud l'idée que notre civilisation névrosée est sans doute malade d'avoir perdu la mémoire du passé. On pense l'écrit est en recul, quand c'est peut-être sa prédominance, surtout depuis le XVIe et le XVIIIe siècles, en détruisant la force de la mémoire, qui peut avoir ruiné les chances de notre civilisation. Ce sont les savoirs livresques qui dominent, et les États confondant l'art de gouverner avec celui d'écrire les lois qu'ils jugent fondamentales, nourrissent de procès-fleuves le juridisme de nos contemporains. Ainsi la société du contrat-roi dresse ses leurres, ses remparts de papier, ses châteaux virtuels - dernière ligne maginot d'une civilisation presque entièrement confiée aux prestiges de l'écrit, et qui pour cela redoute obscurément son impuissance, et le moment où il lui faudra rendre des comptes à ces forces de l'oubli qui la tiennent secrètement. « C'est la manière romantique qui a pris le pas sur la tradition, une politique des sentiments remplace forcément celle de la mémoire ». Parmi ces sentiments prédominent tour à tour l'excès de haine ou d'amour des écritures bancaires : l'écriture de l'argent faisant oublier le sang et la sueur coûtés. Mais si l'écriture tout court était d'abord et depuis l'origine, non pas l'instrument d'une mémoire véritable - qui est la fidélité du geste et la mémoire du cÅur - mais une mémoire oublieuse, dévoyée : l'implacable inscription d'une dette ? Si l'écriture n'était que mémoire de la dette, et donc selon le mot de Léon Bloy par essence « incapable de pardon » ? Alors elle provoquerait à ce titre à jamais la misère et la colère des pauvres.

