Traité de sociologie

PUF - EAN : 9782130557951
GURVITCH GEORGES
Édition papier

EAN : 9782130557951

Paru le : 22 oct. 2007

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  • EAN13 : 9782130557951
  • Réf. éditeur : 221799
  • Collection : QUADRIGE MANUEL
  • Editeur : PUF
  • Date Parution : 22 oct. 2007
  • Disponibilite : Provisoirement non disponible
  • Barème de remise : NS
  • Nombre de pages : 1504
  • Format : H:200 mm L:148 mm E:54 mm
  • Poids : 701gr
  • Résumé : Ce "Traité de sociologie" a été publié aux Puf en 1958 et réédité en 1962 et 1967 avec un vif succès. Il s'agissait de présenter un bilan de la reconstruction de la sociologie dans ses différents domaines de recherche et ses relations avec les autres sciences sociales et humaines. La réalisation de cette entreprise réunit des chercheurs prestigieux exposant dans chaque domaine, la spécificité de leurs objets et de leurs méthodes. D'où l'intérêt de cette réédition en un volume permettant de retrouver ces textes fondamentaux, avec des questions essentielles toujours d'actualité, les discussions d'hier servent de point de départ de nombreuses recherches contemporaines. Ce Traité visait et vise encore à provoquer une réflexion sur les sciences de l'homme. La préface inédite de Pierre Ansart en explique les enjeux. On y retrouve tous les auteurs du XXe siècle devenus des "classiques" de la sociologie française.
  • Biographie : Par Pierre Ansart Professeur de sociologie à la Sorbonne de 1949 à 1965, Georges Gurvitch a participé intensément à la reconstruction de la sociologie en France, après la Seconde Guerre mondiale, et composé une œuvre considérable. Né en 1894 à Noworossisk, ville portuaire au sud de la Russie, il se consacra tout d’abord à des études de droit, et notamment à la philosophie du droit à l’Université de Saint-Pétersbourg. L’un de ses premiers mémoires rédigés dans le cadre de cette université avait pour titre Jean-Jacques Rousseau et la déclaration des droits. La Révolution russe et son déroulement eurent une influence décisive sur sa formation comme sur ses conceptions politiques et sociologiques. Ardent défenseur de la Révolution et admirateur de Lénine dans les premiers mois de la Révolution, il milita dans la mouvance du « Socialisme révolutionnaire » non communiste. Il soutenait alors une évolution de la Révolution vers un socialisme fondé sur les soviets et les conseils d’usines, contre les tendances étatiques et bureaucratiques. L’abandon de cette conception et la mise en place d’une bureaucratie d’État signifia, à ses yeux, l’échec de la Révolution socialiste. En 1920, il quitte la Russie pour l’Allemagne, puis enseigne à l’Université de Prague, où il poursuit ses réflexions sur le socialisme, la Révolution, et sur la sociologie juridique. Dans un article intitulé « Proudhon et le temps présent », il critique à la fois le libéralisme individualiste et le communisme autoritaire. Il oppose à ces deux conceptions la théorie autogestionnaire de Proudhon qui, écrit-il, « favorise une conception sociale authentique ». En 1925, il s’établit en France et y commence ses enseignements. Il publie en 1930 son premier ouvrage écrit en français sous le titre Les tendances actuelles de la philosophie allemande, où il analyse avec clarté les conceptions philosophiques et sociales de E. Husserl, M. Scheler, et M. Heidegger. Il étudie alors tout particulièrement les juristes français et leur positionnement politique ; il s’intéresse notamment aux mouvements ouvriers et à l’anarcho-syndicalisme. Il acquiert la naturalisation française en 1929. Il soutient et publie en 1932 sa grande thèse sur le Droit social (L’idée de Droit social. Notion et système du droit social ; Histoire doctrinale depuis le XVIIe siècle jusqu’à la fin du XIXe siècle), ouvrage considérable qui retrace et analyse l’histoire du droit social depuis les théories de Grotius et du XVIIIe (J.-J. Rousseau, Fichte, E. Kant, Condorcet) jusqu’aux thèses socialistes du XIXe siècle (Saint-Simon, K. Marx, P.-J. Proudhon). Cette œuvre lui ouvre les portes de l’Université : il est nommé en 1935 professeur à l’Université de Strasbourg avec, notamment, le soutien de Maurice Halbwachs. Après l’exode de 1940, il bénéficie d’une invitation à la New School de New York, échappant ainsi aux menaces de déportation pesant sur les citoyens français d’ascendance juive. Avant la fin des hostilités, en 1944, il rédige une Déclaration des droits sociaux qui constitue un programme d’action sociale et politique de reconstruction, envisagée comme une construction socialiste centrée sur l’autogestion. De retour à Strasbourg en 1945, il reprend son grand projet d’élaboration d’une théorie générale de la sociologie. Au cours de ces vingt années, à Strasbourg puis à la Sorbonne, il développe une activité considérable. Il crée aux Presses Universitaires de France la revue Les Cahiers Internationaux de Sociologie. Il anime le Laboratoire de Sociologie de la connaissance, entouré de nombreux sociologues et anthropologues attirés par cette voie de recherche. Il crée et préside l’Association internationale des Sociologues de langue française. Il dirige, aux Presses Universitaires de France, la collection « Bibliothèque de sociologie contemporaine » qui, à partir de 1950, a fait connaître des œuvres importantes (Marcel Mauss, Roger Bastide, Georges Balandier, Alfred Sauvy, Marcel Granet, Mikel Dufrenne, J. L. Moreno, Jacques Berque, Georges H. Mead… pour ne citer que quelques noms). Dans les années 1950, il publie plusieurs travaux personnels et dirige d’importants ouvrages collectifs. En 1950, paraît aux Presses Universitaires de France La vocation actuelle de la sociologie, en deux volumes, ample recueil de travaux sur les concepts fondamentaux de la sociologie et ses méthodes. Entre 1958 et 1960, paraît, encore aux Presses Universitaires de France, la première édition du Traité de sociologie : deux volumes contenant de longs articles de l’historien Fernand Braudel, de sociologues, tels Jean Cazeneuve et Georges Friedmann, d’anthropologues, tel Georges Balandier, auteur de trois contributions, ou encore de sociologues du politique, tel Maurice Duverger. Ce grand nombre de contributeurs indique la grande ouverture d’esprit de Georges Gurvitch, fidèle aux objectifs de la sociologie, mais très favorable à la pluridisciplinarité dans les sciences sociales. Ces chercheurs se trouvaient réunis, à travers leurs spécialités diverses, par un même intérêt pour l’étude des changements sociaux. Ses derniers travaux, Déterminismes sociaux et liberté humaine (1955), et Les cadres sociaux de la connaissance (1965, posthume), publiés aux Presses Universitaires de France, prolongent les mêmes ambitions : construire une connaissance scientifique des phénomènes sociaux sans ignorer les indéterminations et les possibilités d’expression des libertés individuelles et collectives.
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