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Terre de Sommières
Rumeur Libre - EAN : 9782355774133
Édition papier
EAN : 9782355774133
Paru le : 31 déc. 2099
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- EAN13 : 9782355774133
- Collection : PLUPART DU
- Editeur : Rumeur Libre
- Date Parution : 31 déc. 2099
- Disponibilite : Pas encore paru
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 546
- Format : H:192 mm L:141 mm E:39 mm
- Poids : 613gr
- Résumé : Ce troisième volume est placé sous les espèces de la terre, entendue à la fois comme la planète, l’humus, la terre nourricière, mais aussi, à partir du titre, l’argile smectique dont la poudre absorbe les taches. Le poème adopte comme blason cette « terre de Sommières », nouvel avatar de la catharsis aristotélicienne. Les souillures de l’histoire, les salissures des passions tristes, les flétrissures et autres pollutions imposées sans vergogne à notre monde par la prédation planétaire, le poème en parle pour en faire la purgation. Comme pour le volume précédent, les chants de ce troisième volume, sont répartis de façon arbitraire selon les signes du zodiaque, mais sans suivre l’ordre de leur déclinaison, chaque chant étant placé sous l’un de ces signes : chant 1, taureau ; chant 2, gémeaux ; chant 3, vierge ; chant 4, balance ; chant 5, capricorne ; chant 6, verseau.De même, chacun de ces chants reçoit des poèmes consacrés à des personnes nées ou décédées dans la période couverte par le signe attribué au chant, mais aussi à des événements qui se sont déroulés dans cette même période. Il s’agit là d’une contrainte organisationnelle fixée de façon tout à fait arbitraire. L’intention est d’aboutir à une structuration à la fois labyrinthique, à la Piranèse, et spiralique, telle une vis sans fin. Pour parler comme Deleuze, un gigantesque dispositif de synthèses disjonctives, une synthèse disjonctive de synthèses disjonctives, des rhizomes de rhizomes, d’où le sous-titre de chants des chants.Comme dans les autres volumes, certains passages d’épopées de tous les temps, les populaires et les savantes, y sont à nouveau réécrits : l’Enūma eliš mésopotamienne, l’Odyssée, la mythologie grecque, et quelques autres épopées européennes (Roland, Beowulf, épopées populaires des Balkans…), africaines (la tradition dogon, …), asiatiques (le Koroghlou turc, l’épopée kirghize de Manas, Semetey et Seytek…), amérindiennes (les récits navajos…), etc. Mais des personnages historiques, les uns connus, les autres méconnus ou anonymes, y sont aussi évoqués (Paule Minck, Olympe de Gouges, Abdelkader Mesli, Françoise Seligmann, René Leynaud, Jean Desbordes, Manon Cormier, Noëlla Rouget, Marcelle Kraemer-Bach, etc.), ainsi que des héros de notre temps, la plupart du temps anonymes ou peu connus : Matthew Shepard, Manuel Esteban Paez Teran, Enrique Servín, quelques architectes dits « organique », tels que Hassan Fathy, Alvar Aalto, Álvaro Siza, Liborio Cenci, Catherine Jacquot, Lisa Bouteldja, etc. Il y est aussi rendu hommage à des voix qui sont aussi des porte-voix, poètes ou artistes de tous les continents et de toutes les langues (Abdulhamid Chulpon, Robert Lafont, Roberto Sosa, Golirada Sapienza, Rabindranath Tagore, May Ayim, Jorge Teillier, Satd Bahodine Majrouh etc.). Tous les règnes du vivant y ont des représentants acquérant le statut de héros à part entière : tout particulièrement les arbres, qui placent chaque chant sous leur présence tutélaire. Beaucoup de langues sont présentes par des citations dûment traduites, par amour des langues et de la diversité des façons d’habiter le monde qu’elles expriment et chantent. Quelques poèmes sont ici aussi entièrement ou en partie composés comme des centons, c’est-à-dire des séquences juxtaposant en mosaïque des prélèvements épars réalisés sur un œuvre ou un ensemble de textes. Tous ces traits distinctifs révèlent qu’il y a là une aspiration, sinon à l’exhaustivité, impossible par définition, du moins à une accolade la plus large possible à tout ce qui vit ou a vécu sur cette terre.On trouve notamment, à la fin du chant quatrième, un cycle de prosopopées faisant parler des lieux du village de Pouvourville, sur les hauteurs dominant la Garonne et Toulouse, où l’auteur a vécu son enfance et son adolescence.















