TENDRE L'OREILLE À L'INOUÏ

Cerf - EAN : 9782204099646
MALHERBE JEAN-FRANCO
Édition papier

EAN : 9782204099646

Paru le : 6 juin 2013

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  • EAN13 : 9782204099646
  • Réf. éditeur : 776232
  • Collection : NUIT SURVEILLEE
  • Editeur : Cerf
  • Date Parution : 6 juin 2013
  • Disponibilite : Manque sans date
  • Barème de remise : NS
  • Nombre de pages : 253
  • Format : H:216 mm L:135 mm E:20 mm
  • Poids : 324gr
  • Interdit de retour : Retour interdit
  • Résumé : La tradition philosophique occidentale recèle des propos éthiques inouïs. Étrangement, ces propos ont été articulés par des penseurs que l'on a souvent considérés comme des « hérétiques » et qui, pour cette raison, ont été diffamés, ostracisés, condamnés, voire exécutés. Héraclite, Socrate, Épicure, Eckhart, Spinoza, Wittgenstein, Arendt et quelques autres exclus ont prononcé des paroles qui n'ont pas été entendues. Sans doute parce qu'elles étaient « hérétiques », c'est-à-dire inaudibles par les pouvoirs en place qu'elles mettaient en cause, directement ou indirectement. Le mot français « hérésie » vient d'une racine grecque qui connote la décision et la pensée. Un « hairetikos » est quelqu'un qui pense par lui-même et décide de façon autonome. On perçoit immédiatement le renversement sémantique qui caractérise le sens de ce mot, depuis l'Inquisition jusqu'à nos jours, où il désigne plutôt un « déviant », un mouton noir dans un troupeau de moutons blancs, un empêcheur de tourner en rond, un gêneur, un dissident, voire un séditieux. Ce sont pourtant ces « hérétiques » qui ont pensé la nécessité de substituer en éthique l'inclusion à l'exclusion. Une étrange surdité s'est structurée à travers les siècles à l'égard de leurs contributions les plus décisives. L'ouvrage tente de dégager des archives de notre culture quelques éléments d'une éthique de l'inclusion. Les éléments demeurés inouïs nous permettraient sans doute, si nous les entendions, de trouver comment surmonter les crises qui nous assaillent de toutes parts.

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    Western philosophical tradition conceals astounding reflections on ethics. Strangely, these ideas came from thinkers who were often regarded as ‘heretics' and who, for that reason, were deprecated, ostracized, condemned, even put to death. Heraclitus, Socrates, Epicurus, Eckhart, Spinoza, Wittgenstein and Arendt, as well as some other outcasts, expressed ideas that have never been diffused, most probably because they were ‘heretics' - i.e. inaudible by the powers they directly or indirectly challenged. The etymology of the word ‘heresy' is the Greek ‘hairesis', which means ‘choice' or ‘chosen thought'. ‘Hairetikos' refers to a person who thinks for himself and decides autonomously. The semantic reversal is immediately apparent, from the Inquisition to our times, where it means ‘deviant', a black sheep in a white flock, a troublemaker, a dissident, even a rebel. Yet these ‘heretics' saw the necessity to substitute inclusion for exclusion in ethical terms. As the years and centuries went by, a strange fog of deafness has gathered around their most pertinent contributions. The author has rummaged in the archives of our culture to find some traces of an ‘inclusion ethic'. Buried in a shroud of silence, they would undoubtedly permit us, could we but hear them, to find solutions to the crises all around us today.
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