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Shōganai
EAN : 9782959627354
Édition papier
EAN : 9782959627354
Paru le : 13 oct. 2026
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- EAN13 : 9782959627354
- Réf. fournisseur : ILE-SHO
- Date Parution : 13 oct. 2026
- Disponibilite : Pas encore paru
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 184
- Format : H:130 mm L:210 mm
- Poids : 200gr
- Résumé : Le 4 juin 2002, le Japon affronte la Belgique pour son premier match de Coupe du monde à domicile. À la 59e minute, Takayuki Suzuki égalise. Pour Gen Ueda, âgé de dix ans et né à Bruxelles de parents japonais, ce but change tout : il vient de trouver son premier modèle d'identification. Jusqu'alors, grandir japonais en Belgique l'avait condamné à l'invisibilité, sans figure à laquelle se raccrocher. Le football devient refuge, l'équipe nationale japonaise une possible voie d'émancipation. Quelques mois plus tard, des calculs commerciaux poussent un sponsor japonais à recruter Suzuki au KRC Genk. L'idole se rapproche. Mais la suite n'est qu'un lent naufrage : l'attaquant enchaîne quarante-six matchs sans marquer un seul but, établissant un triste record. Suzuki ne convaincra jamais en Belgique. Celui qui avait placé tous ses espoirs dans ce footballeur se retrouve face à lui-même, trop tôt poussé hors de l'enfance. Shōganai entrelace deux récits. Une première partie déploie le début de carrière de Takayuki Suzuki : ses doutes, ses échecs, quelques fulgurances. Le début de vie de Gen Ueda agrémente ces passages, posant le décor et les enjeux. Au fur et à mesure, l'histoire personnelle prend plus de place, le contenu se fait plus intime. La deuxième partie s'ouvre sur le séisme du 11 mars 2011 au Japon. Les neuf chapitres suivants contiennent le cœur des questionnements : identité éclatée, racisme anti-asiatique, absence de modèles, double appartenance impossible. À la fin, la notion de joie, perdue dans l'enfance, renaît doucement, avec les troubles qui la rendent forte et précieuse. Ce livre est une enquête sur la fabrication de soi quand les filiations se dérobent. Gen Ueda observe, démonte les clichés, apprend à transformer le fatalisme en mouvement. Il cherche les mots justes pour habiter plusieurs mondes à la fois et reconquérir une forme d'équilibre qui n'élude ni les blessures ni les contradictions. Le football n'est qu'un prétexte : à travers le parcours raté d'un attaquant, c'est toute une réflexion sur l'identité, l'appartenance, le racisme et la place des Asiatiques dans le débat antiraciste qui se déploie. Shōganai est un hybride entre document journalistique et récit intime. Il aborde frontalement l'invisibilité des personnes perçues comme asiatiques dans les sociétés européennes, angle mort trop souvent négligé. Le livre refuse la posture victimaire : il construit depuis l'échec, depuis l'absence, depuis le vide. Plutôt que de chercher une appartenance qui ne viendra pas, il pose la question : comment exister quand aucun héritage ne tient ?





