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Scherzo
Symetrie - EAN : 9782364853348
Édition papier
EAN : 9782364853348
Paru le : 3 déc. 2025
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- EAN13 : 9782364853348
- Réf. éditeur : SYM-334-8
- Editeur : Symetrie
- Date Parution : 3 déc. 2025
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 32
- Format : H:210 mm L:297 mm E:7 mm
- Poids : 122gr
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Résumé :
Olivier Greif est âgé de vingt-cinq ans lorsqu’il esquisse ce Scherzo pour piano, op. 52. Étant donné l’absence d’indication sur cette pièce dans le journal du compositeur, il est difficile de déterminer les circonstances qui ont entouré sa composition. Même le manuscrit est dépourvu de date et seul le catalogue autographe de l’auteur indique qu’il s’agit de la première composition de l’année 1975. Néanmoins, bien qu’il semble que sa genèse ait été de peu antérieure à la finalisation de la Sonate de Guerre, op. 54 – démarrée en 1965 et achevée en 1975 – ce Scherzo partage avec cette œuvre emblématique du répertoire greifien l’un des thèmes guerriers de son premier mouvement tiré du refrain de « Ein Heller und ein Batzen » (« Un sou, un écu »). En effet, les réminiscences musicales de « chants guerriers, sonneries, appels et marches militaires » se succédant au sein du premier mouvement de cette sonate – vue comme un « vigoureux plaidoyer en faveur de la paix » – font, selon les dires du compositeur, référence à l’horreur de l’Allemagne nazie, participant ainsi à dresser « une réflexion sur l’évolution de la culture germanique depuis le début du xixe siècle et sur la perversion intime qui a permis que s’accomplisse l’innommable ». « Ein Heller und ein Batzen », chanson à boire populaire du folklore allemand écrite en 1830 par Albert von Schlippenbach, est encore aujourd’hui considérée à tort comme un chant nazi car fréquemment chantée par les troupes allemandes sous l’Occupation et dont le refrain « Heidi, heido, heida » était repris sous la forme « Heili, heilo, heila », « pour évoquer le salut hitlérien ».
Nous espérons que cette édition aujourd’hui établie, rendant finalement accessible aux interprètes ce Scherzo abandonné dans les archives du compositeur, permettra qu’il rencontre son public. -
Biographie :
Né à Paris, le 3 janvier 1950, Olivier Greif accomplit des études musicales précoces. D’abord initié par Lucette Descaves et Yvonne Desportes, il entre au Conservatoire national supérieur de musique de Paris à dix ans. Il y est l’élève de Marcel Bitsch (solfège), Lucette Descaves (piano), Geneviève Joy (déchiffrage), Jean Hubeau (musique de chambre), Tony Aubin (composition, prix en 1967), Robert Blot (direction d’orchestre) et Marius Constant (orchestration).
En 1969, il part pour les États-Unis. À New York, il complète ses études de composition auprès de Luciano Berio, alors professeur à la Juilliard School. L’année suivante, il est son assistant pour la création de son œuvre Opera à l’Opéra de Santa Fé au Nouveau-Mexique.
Sa double carrière de compositeur et de pianiste concertiste l’amène à se produire dans de nombreux pays d’Europe ainsi qu’aux États-Unis et au Japon.
Durant les années 1970, Olivier Greif enseigne la composition, l’analyse et la musique de chambre à l’Académie-Festival des Arcs, dont il assurera la direction artistique de 1983 à 1986. En 1978 et 1979, il enseigne également à Annecy dans le cadre des Pâques musicales. L’Opéra de Paris lui commande alors l’opéra de chambre Nô qui est créé en 1981 au Centre Georges Pompidou en co-production avec l’Ircam et le Festival d’Automne.
En 1976, il s’engage dans une recherche spirituelle qui durera plus de 20 ans. Cette démarche le conduit à suspendre sa création musicale pendant une dizaine d’années, à l’exception de nombreux arrangements polyphoniques sur des chants dévotionnels indiens.
À partir de 1990, il reprend peu à peu sa carrière de pianiste concertiste et son activité de compositeur, avec une intensité croissante jusqu’à sa mort survenue subitement le 13 mai 2000 à Paris.
Cette période a été marquée par d’importantes commandes de Radio France et de différents festivals étrangers ou français (Kuhmo, Varsovie, Berlin, Deauville, Cordes-sur-Ciel, La Prée) et de nombreux engagements en tant qu’interprète. Profond et brillant, il était aussi un conférencier recherché et l’invité privilégié d’émissions radiophoniques.
Olivier Greif laisse plus d’une centaine de partitions, répertoriées à partir de 1961 (il avait alors onze ans). Il a composé avec prédilection des œuvres pour piano seul, pour voix et piano. On lui doit par ailleurs des sonates pour violon et piano, des pièces pour violoncelle et piano (en particulier la Sonate de requiem), la Sonate pour deux violoncelles « The Battle of Agincourt », le Trio avec piano, quatre quatuors à cordes (dont deux avec voix), le Quintette avec piano « A tale of the world », le Sextuor « Ich ruf zu Dir », la Symphonie avec baryton, le Concerto pour violoncelle « Durch Adams Fall », le Quadruple Concerto « La Danse des morts ».






