Saint-pétersbourg

Magellan Et Cie - EAN : 9782350747996
THEOPHILE/STEPANOFF
Édition papier

EAN : 9782350747996

Paru le : 16 juin 2025

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  • EAN13 : 9782350747996
  • Réf. fournisseur : ARTICLE_1705
  • Collection : HEUREUX QUI COM
  • Editeur : Magellan Et Cie
  • Date Parution : 16 juin 2025
  • Disponibilite : Disponible
  • Barème de remise : NS
  • Poids : 80gr
  • Résumé : Gautier part en Russie avec le projet ambitieux de réaliser un livre d’art sur les trésors de cet empire. Si le succès lui a été refusé, il reste un livre d'observation exceptionnel sur la société russe de l'époque, du tsar au moujik. — Pour la première fois, un grand écrivain livre tout son enthousiasme et son admiration à cette cité des arts. Pétersbourg, qui hébergea tant d’écrivains français depuis sa création, fait enfin son entrée dans la littérature française. — L’importance du temps passé à Saint-Pétersbourg, des amitiés nouées, de la rudesse du climat pour un homme qui aime les pays chauds, a profondément modifié l’œuvre de Gautier par la suite, la neige devenant un personnage à part entière. Nouvelle édition, revue et complétée Extrait : « Un pareil concours produirait à Paris une grande rumeur, un prodigieux tintamarre, mais à Saint-Pétersbourg, le tableau n’est bruyant que pour l’œil, si l’on peut s’exprimer ainsi. La neige, qui interpose son tapis d’ouate entre le pavé et les véhicules, éteint la sonorité. Sur ces chemins matelassés par l’hiver, l’acier du patin fait à peine le bruit du diamant qui rayerait un carreau. Les petits fouets des moujiks ne claquent pas, les maîtres, enveloppés dans leurs fourrures, ne parlent pas, car s’ils le faisaient, leurs paroles seraient bientôt gelées comme ces mots de gueule que Panurge rencontra près du pôle. Et tout cela se meut avec une activité silencieuse au milieu d’un tourbillon muet. – Quoique rien n’y ressemble moins, c’est un peu l’effet de Venise. Les piétons sont rares, car personne ne marche en Russie, excepté les moujiks à qui leurs bottes de feutre permettent de tenir pied sur les trottoirs débarrassés de neige, mais souvent miroités d’un verglas dangereux, surtout quand on est chaussé des indispensables galoches… » Théophile Gautier part pour la Russie le 15 septembre 1858. Dans Le Moniteur universel du 11 octobre, paraît le premier feuilleton relatant son voyage. Quatre jours plus tard, il arrive à Saint-Pétersbourg. En échange d’un congé de six mois, il envoie au Moniteur ses feuilletons qui paraîtront jusqu’au 3 janvier 1859. En février 1859, Gautier voyage à Moscou, revient à Saint-Pétersbourg et rentre à Paris Le 27 mars. D’août à octobre 1861, il entreprend un second voyage en Russie, dans le sud cette fois, afin de compléter sa documentation pour les Trésors d’art qui paraît en novembre.
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