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RFP 2014, t. 78, n° 2
EAN : 9782130629344
Paru le : 14 mai 2014
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- EAN13 : 9782130629344
- Réf. éditeur : 362728
- Collection : REVUE FRANCAISE
- Editeur : PUF
- Date Parution : 14 mai 2014
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 320
- Format : H:240 mm L:175 mm E:14 mm
- Poids : 569gr
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Résumé :
L’histoire de l’individu comme celle de l’humanité est une longue succession de transmissions. Mais comment transmet-on et que transmet-on ? La transmission d’un savoir implique la situation de celui-ci dans une histoire. Mais la psychanalyse n’est ni une philosophie, ni un simple savoir. La cure psychanalytique et la formation elle-même relèvent d’une transmission nécessaire et pourtant impossible car « la réponse la plus convaincante à une interprétation [est] le surgissement d’associations nouvelles [...] à l’opposé d’une logique de la transmission » (J.-L. Donnet). Aussi est-il plus que nécessaire d’interroger la place qui revient à la notion de transmission dans la théorie analytique et que l’on interroge la phylogenèse, le trans-générationnel, ou plus modestement le destin particulier du sujet – d’autant plus à une époque où la revendication de l’individu, dans son mouvement d’affranchissement du groupe et de sa mentalité et le rejet de ce qui lui est transmis, « privilégie l’authenticité et la spontanéité, au nom de l’aspiration à être soi-même » (M. Gauchet)
L’œuvre de Freud est traversée par cette dualité rationnel/irrationnel, peut-être en partie en raison de sa formation initiale. S’il s’attache à donner un sens aux passions (amour, haine, fanatisme), il le fait, contre toute tentation « mystique », en les rattachant à la nature biologique de l’homme. Plus encore, l’irrationalité apparente des pulsions s’éclaire par leur trajet et leur fonction dans la survie de l’individu et de l’espèce. Dans la deuxième partie de l’œuvre de Freud, le concept de pulsion de mort pourrait s’entendre comme l’aboutissement de la tentative de Freud d’aborder scientifiquement la partie la plus irrationnelle du fonctionnement psychique, comme le souligne André Green à ce sujet : « Son intervention la plus énigmatique [Freud] concerne ses effets dans la sphère mentale. Ici s’ouvrent des questions obscures relatives au masochisme, au narcissisme, dans le cadre de ce que j’ai appelé le travail du négatif ». Green trace une nouvelle allée de recherche, et nous invite à poursuivre pour donner sens à ce qui reste encore dans l’obscurité métapsychologique.
La psychanalyse interroge, remet en question et dérange l’évolution de la psychiatrie et la psychologie, gagnées par une idéologie de l’objectivité « scientifique » et d’une rationalité qui n’intègre plus la référence psychanalytique et s’intéresse au symptôme de façon athéorique sans chercher à lui donner un sens.
Nous pouvons suivre cette ligne de tension dans l’investigation freudienne.



















