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Revue de la Bnu n°29
EAN : 9782859231019
Paru le : 4 juin 2024
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- EAN13 : 9782859231019
- Réf. fournisseur : 127378-101
- Collection : LA REVUE DE LA
- Editeur : Bnu Strasbourg
- Date Parution : 4 juin 2024
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 120
- Format : H:270 mm L:210 mm E:8 mm
- Poids : 509gr
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Résumé :
À l'heure où les enjeux environnementaux ont pris une dimension mondialisée et où la traditionnelle attention à la protection de la nature, telle qu'on a pu la connaître, dans les pays développés, depuis les années soixante, a fait place à une « angoisse climatique » qui n’épargne aucune région du monde, le végétal semble avoir envahi le champ des préoccupations, quel que soit le domaine vers lequel on se tourne.
Événements organisés en bibliothèques, tables rondes ou conférences universitaires, monde économique qui invite, en 2024, la société civile et les institutions scientifiques et culturelles à participer à la « Journée internationale de la pomme de terre », chefs cuisiniers qui revisitent leurs cartes à l’aune des plantes, expositions ou même concerts… le végétal est aujourd’hui partout !
Pareille focalisation révèle une prise de conscience qui dépasse largement l’écologie au sens strict et entend, sans doute, réinterroger rien moins que notre rapport à la plante, considérée comme l’archétype de la nature. Serions-nous en train de perdre nos racines ? Voilà en tout cas une bonne raison pour s’y intéresser aussi du point de vue des livres et des bibliothèques, un angle original, nous dira-t-on… mais ce numéro est là pour rappeler que les « cultures végétales » ont toujours passionné, et que l’attention à la plante fait partie de notre substrat culturel. Nous n’oublions pas qu’elle est aussi un objet (qui n’a pas fait dans son enfance un herbier ?) et peut par là-même constituer une collection, rejoignant ici le monde du livre sous une autre forme.
Quant à la façon dont sa représentation métaphorique peut marquer l’imaginaire collectif, il n’est que de penser aux actuels « moissonnages de données » ou autres « arborescences numériques » – mais le bouquet, l’arbre, la fleur ou le jardin n’ont pas attendu notre époque pour se métamorphoser en anthologies ou en florilèges, et les racines, souches, branches et autres greffes envahir des domaines aussi variés que la médecine, l’anthropologie ou même les sciences du langage. Et pour rejoindre l’actualité, n’oublions pas que l’environnement au sens plus large est aussi ce qui guide un des événements finaux de cette année où Strasbourg a été désignée par l’UNESCO Capitale mondiale du livre : les rencontres internationales de l’écologie pour le livre, qui clôtureront « Lire notre monde » en avril 2025.
Au-delà de l’effet de tendance et du sujet à la mode, interroger les « cultures végétales » est, aujourd’hui comme hier, interroger aussi nos représentations mentales et la façon dont nous transmettons aux générations futures notre rapport au monde naturel – une façon comme une autre de se pencher sur l’avenir de la planète.



















