Refus de la maternité.

Msh Paris - EAN : 9782735131204
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Édition papier

EAN : 9782735131204

Paru le : 21 mai 2026

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  • EAN13 : 9782735131204
  • Réf. éditeur : 129545-02
  • Collection : 54
  • Editeur : Msh Paris
  • Date Parution : 21 mai 2026
  • Disponibilite : Pas encore paru
  • Barème de remise : NS
  • Nombre de pages : 350
  • Format : H:230 mm L:150 mm E:11 mm
  • Poids : 400gr
  • Résumé :

    Cette recherche analyse les enjeux juridiques, religieux et sociaux liés aux pratiques anticonceptionnelles et à la maternité hors mariage en France, du bas Moyen Âge au XIXe siècle. L'auteure part du rôle central de l'Église catholique dans la régulation de la sexualité féminine et de la procréation, rôle qu’elle met en perspective avec des scandales contemporains ayant ravivé son intérêt pour ces questions. L’objectif est de comprendre comment le droit canonique et le droit séculier ont encadré, sanctionné ou toléré les stratégies féminines de refus de maternité.

    La première partie retrace l’influence du droit canonique entre le XIIe et le XVIe siècle. Elle montre comment le mariage et la maternité constituent les piliers de la définition ecclésiale de la femme, tandis que toute pratique anticonceptionnelle relève du secret, de la magie ou de la sorcellerie. L’auteure rappelle également le poids des théories médicales antiques et les débats théologiques sur l’animation de l’embryon, qui façonnent la perception morale et juridique de l’avortement. La seconde section révèle la manière dont les théologiens ont progressivement imposé un contrôle strict sur la sexualité féminine, malgré l’absence de définition univoque du péché et du délit en matière de contraception ou d’avortement.

    La deuxième partie examine l’emprise croissante du pouvoir séculier entre le XVIe et le XIXe siècle. Sous l’impulsion royale, la procréation devient une affaire d’État, illustrée par l’édit d’Henri II sur la déclaration obligatoire de grossesse. Malgré des pratiques variables selon les régions, les femmes restent au cœur des soupçons, tandis que les débats religieux sur le statut du fœtus se prolongent. À l’époque moderne, l’interdiction morale demeure forte, mais la contraception conjugale devient progressivement tolérée, contrairement à l’avortement, de plus en plus réprimé. La Révolution et l’Empire réaffirment le rôle central du mariage, renforcent le contrôle de l’État sur la maternité et criminalisent l’avortement, tout en maintenant une vision profondément nataliste. Au XIXe siècle, les préoccupations démographiques et le poids du catholicisme resserrent encore les contraintes pesant sur les mères célibataires, les sages-femmes et les pratiques de limitation des naissances.

    L’idée maîtresse de l’ouvrage réside dans la mise au jour du rôle déterminant de l’Église, puis de l’État, dans la construction d’un contrôle continu de la maternité. Parmi ses points forts: la richesse des sources, la variété des textes mobilisés, et une analyse fine des continuités et ruptures entre normativité religieuse et législation séculière.

  • Biographie : <p>Après une licence de droit obtenue à l'Université d’Angers en 2011, elle effectue une année de master à l’Université de Toruń, en Pologne, dans le cadre du programme Erasmus. L’actualité polonaise de 2011-2012, marquée par les débats autour d’une possible suppression du droit à l’avortement – déjà l’un des plus restrictifs d’Europe – résonne avec ses convictions féministes. Elle consacre alors son mémoire de Master 1 à une étude comparative du droit polonais et du droit français en matière d’avortement.</p> <p>De retour en France, elle intègre l’Université Paris Nanterre pour poursuivre un Master 2 en anthropologie juridique. Son mémoire porte sur l’histoire du droit à l’avortement en France, depuis les Pères de l’Église jusqu’à l’époque contemporaine, analysée à travers les articulations entre droit canonique et droit séculier. Ce travail constitue le point de départ de sa thèse, menée au sein du Centre d’Histoire et d’Anthropologie du Droit de la même université, où elle approfondit l’étude des régulations religieuses et laïques relatives à la procréation.</p> <p>Toujours passionnée d’histoire, elle quitte ensuite le monde universitaire et devient généalogiste successorale et familiale.</p>
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