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Raconter l'irréparable
EAN : 9791037048059
Paru le : 25 févr. 2026
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- EAN13 : 9791037048059
- Réf. éditeur : 8943316
- Editeur : Hermann
- Date Parution : 25 févr. 2026
- Disponibilite : Pas encore paru
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 270
- Format : H:229 mm L:152 mm
- Poids : 0gr
- Interdit de retour : Retour interdit
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Résumé :
Que nous apprennent les rêves sur la Shoah ?
Partant du constat de leur omniprésence dans la littérature concentrationnaire, ce livre en interroge le sens et les formes. Car, si raconter un rêve, c’est toujours tenter de mettre en mots ce qui excède le langage, la tentative de dire la Shoah en fournit sans doute la plus terrible illustration.Qu’ils soient documentaires (Beradt, Szittya, Cayrol), autobiographiques (Antelme, Levi, Delbo, Wiesel, Semprun), dramatiques (Fritsch, Eich) ou romanesques (Bachmann, Langfus, Foer), les récits de rêve déploient un langage singulier. Leur confrontation permet pourtant de faire apparaître de puissants croisements, révélant l’existence d’expériences oniriques collectives. Les évasions y sont rêvées jusqu’à leur échec ; les détenus savent déjà, en rêve, qu’à leur retour ils ne seront pas entendus ; et lorsqu’ils ont survécu, c’est des morts qui les visitent la nuit – quand ils ne se vivent pas eux-mêmes comme le rêve des défunts. On peut en effet douter de la réalité d’une vie dans l’après-guerre ; mais une chose est sûre : sortir d’un rêve pour se réveiller dans un camp de concentration, c’est plonger dans un nouveau cauchemar.
Si les rêves attachent donc les survivants – et nombre de descendants de victimes – à la répétition sans fin du traumatisme, ils ouvrent pourtant, de manière paradoxale, une voie étroite et fragile pour penser la réparation de l’irréparable.
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Biographie :
Christiane Solte-Gresser est professeure à l’université de la Sarre depuis 2009 et titulaire de la chaire de littérature générale et comparée. Elle y a dirigé de 2014 à 2024 l’école doctorale « Europäische Traumkulturen » (Cultures européennes du rêve), financée par la fondation allemande pour la Recherche (DFG). Depuis 2023, Elle est présidente de la société allemande de littérature générale et comparée (DGAVL). Depuis avril 2024, elle codirige le Centre Käte Hamburger pour l’étude des pratiques culturelles de réparation (CURE) financé par le ministère fédéral de la Recherche, de la Technologie et de l’Espace (BMFTR).