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Qu'est-il arrivé à la beauté ?
Kime - EAN : 9782841749218
Édition papier
EAN : 9782841749218
Paru le : 15 mars 2019
22,00 €
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- EAN13 : 9782841749218
- Editeur : Kime
- Date Parution : 15 mars 2019
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 230
- Format : H:209 mm L:144 mm E:21 mm
- Poids : 300gr
- Interdit de retour : Retour interdit
- Résumé : La beauté, comme question et comme valeur, a été au centre de la culture occidentale depuis les Grecs jusqu’à l’aube du XXe siècle, en passant par le christianisme et l’âge classique. Elle occupe également une place centrale dans les civilisations orientales et arabo-musulmanes. Il semble que, depuis un siècle, cette centralité ait été perdue, les arts, qui l’exaltaient, ont joué à cet égard un rôle pionnier en cultivant des valeurs comme celles d’originalité, d’expressivité, d’étrangeté ou d’authenticité, qui peuvent jouer directement contre la beauté. Cet essai, né du constat de la presque totale absence d’une valeur qui fut, pendant plus de deux millénaires, la forme par excellence de l’idéal, commence par l’analyse de l’idée de beauté : comment elle a été conçue, à quelles controverses elle a donné lieu, quels sont ses différents domaines d’application ? Cette première partie, plus philosophique que les deux suivantes, s’achève sur la révolution de la modernité esthétique, qui a contribué à la dévalorisation de la beauté au profit d’autres valeurs. La deuxième partie de l’essai analyse la façon dont le monde, à travers les quatre domaines de réalisation de la beauté (l’art, la nature, la ville et le corps humain), est entré, depuis un siècle, dans un processus d’enlaidissent accéléré. Désormais, en effet, la beauté est à ce point refoulée et détruite qu’il n’est pas excessif de parler d’une véritable détestation à son égard. Même dans les secteurs où la beauté semble aujourd'hui particulièrement valorisée (le corps féminin, avec la mode, le cinéma, les spectacles d’une manière générale), le refoulement est sensible : on demande désormais à une actrice moins d’être belle que d’être excitante. La troisième et dernière partie traite des raisons profondes de cette rage particulière et jamais nommée qui s’en prend à ce qui, pendant longtemps, était par excellence source d’admiration. La sécularisation, c’est-à-dire la profanation du monde (la perte du sacré), l’universalisation de cet affect qu’est l’envie, et où Alexis de Tocqueville voyait le sentiment démocratique par excellence, et enfin la volonté de puissance d’autant plus destructrice qu’elle dispose désormais de moyens technoscientifiques pour s’exercer de manière illimitée sont, selon nous, les facteurs décisifs du refoulement et de la destruction de la beauté. Cet essai, qui contient une dimension historique et sociologique autant que philosophique, a été rédigé avec l’intention d’être lu et compris par le plus grand nombre. La question traitée intéresse en effet tous les gens de bonne volonté, et pas seulement une élite cultivée. Comment, en effet, concevoir sans la beauté un monde véritablement humain, accueillant au plaisir, à la joie et au bonheur ?









