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Projet de feu d’artifice tiré à versailles, le 15 mai 1771
Officina Italie - EAN : 9788833670904
Édition papier
EAN : 9788833670904
Paru le : 20 août 2020
48,00 €
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- EAN13 : 9788833670904
- Réf. fournisseur : ARTICLE_1538
- Collection : CARNETS ET ALBU
- Editeur : Officina Italie
- Date Parution : 20 août 2020
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 132
- Format : H:255.00 mm L:205.00 mm E:20.00 mm
- Poids : 1.1kg
- Résumé : Les feux d'artifices, sous l'Ancien Régime, participent de l'univers des fêtes : célébrations de naissances et de mariages royaux, de couronnements, de traités de paix ou de visites diplomatiques. Forme d'art par essence éphémère, dont l'achèvement va de pair avec la destruction, ils nous sont connus grâce à l'abondante documentation conservée liée aux fêtes : gravures et dessins, manuscrits et livres illustrés : à ceci près que s'agissant des feux d'artifices les dessins se font fort rares ! En 1770, 1771 et 1773, en France et plus précisément à Versailles, trois mariages -celui du Dauphin, futur roi Louis XVI, et de ses frères, le comte de Provence et le comte d'Artois- allaient marquer un moment d'apogée de cette forme artistique si particulière. Du feu tiré à l'occasion du mariage du comte de Provence en 1771, le musée du Louvre conserve un exceptionnel témoignage : un album de dessins exécutés sous la conduite des artificiers en charge du feu, Morel, Torré et Seguin. Pour la première fois, le spectacle pyrotechnique se trouve décliné en chacun de ses tableaux, représentés dans l'intégralité dans leurs effets et figures, parmi lesquels deux « feux » à la nouveauté radicale : un grand palais réalisé uniquement en « feu bleu » et un portrait du roi jugé très ressemblant quoique dessiné là aussi rien qu'en lumières ! Ici les artificiers rivalisent et surpassent les peintres. Usant de feux fixes et mobiles par le biais de tout un dispositif de mèches, leurs pièces de feu et d'illumination font désormais tout le spectacle et rendent inutile la commande des traditionnels décors fixes aux peintres et architectes de l'Administration des Menus Plaisirs. Aujourd'hui , c'est l'ensemble du carnet qui est pour la première fois reproduit à l'échelle réelle et étudié de façon exhaustive de manière à glisser entre les mains du lecteur et de l'amateur un peu de l'éclat de ces fêtes dont les feux participaient des dépenses parmi les plus élevées de l'Ancien Régime : des feux que l'on sait avoir été particulièrement goûtés de Louis XV après le décès duquel on ne connut plus pareilles féeries nocturnes.

