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"PREMIER MANIFESTE NADAISTE ET AUTRES TEXTES" GONZALO ARANGO
Passe Du Vent - EAN : 9782845623453
Édition papier
EAN : 9782845623453
Paru le : 8 nov. 2019
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- EAN13 : 9782845623453
- Réf. éditeur : PREMIERMANIF
- Editeur : Passe Du Vent
- Date Parution : 8 nov. 2019
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 118
- Format : H:205 mm L:140 mm E:10 mm
- Poids : 160gr
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Résumé :
Quatrième de couverture :
« Membre fondateur du Nadaïsme avec dix autres jeunes poètes, il eut sa première aventure amoureuse à l’âge de six ans, avec une sœur de la Charité, sœur Monica. Il fut exclu de l’école religieuse pour deux raisons : pour sa précocité amoureuse et parce qu’en quatre ans, l’on avait tenté tous recours humains et divins pour lui apprendre à lire et à écrire, en vain. Bachelier, agrégé de philosophie. Déserteur de la patrie stupide et de toute espérance. Il a passé le reste de sa vie à oublier ce qu’il avait appris. Agitateur, ex-détenu de quatre prisons, actuellement en liberté conditionnelle. Vagabond, parasite, poète ou éternel, en quelque sorte. Bureaucrate occasionnel et destitué. Corrupteur de la jeunesse. Amoureux, marié, raté et récidiviste. Aventurier sans métier connu. Il vit du miracle et des femmes. Il dort dans un monastère. Et, de plus, il est écrivain ».
Gonzalo Arango Arias, 1966
Avertissement du traducteur VINCENT GIMENO-PONS
D’emblée, une petite précision s’impose pour ne pas nous taxer de multiplier les « coquilles », tout du moins l’espérons-nous : des textes originaux de Gonzalo Arango, nous aurons conservé, pour en respecter l’esprit, l’orthographe choisie par l’auteur : ainsi, souvent, des noms propres ne portent pas de majuscules et certaines phrases commencent par une minuscule. Il arrive également que des mots communs prennent des majuscules. Nous avons choisi de traduire quelques néologismes inventés par Gonzalo Arango : ils demeurent en italique dans le texte en français.
BIOGRAPHIE
Après avoir été éditeur durant de longues années, Vincent Gimeno-Pons est désormais délégué général du Marché de la Poésie (Paris). D’origine espagnole directe, il a traduit du castillan :
– in : Anthologie poétique. Cultures hispaniques et culture française, Noesis/Unesco, 1988 ;
– L’Obéissance nocturne (roman) de Juan Vicente Melo (Mexique), Éditions de la Différence, coll. « Les voies du Sud », 1992 ;
– in : L’Invention de l’automne de Javier Lentini (traduction de la préface de Ricardo Cano Gaviria), Éditions de la Différence, coll. « Orphée », 1992 ;
– in : Brèves n° 87 « Nouvelles d’Espagne », 2008 (Poisson volant de Eloy Tizón).
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Biographie :
GONZALO ARANGO ARIAS (1931-1976)
POETE COLOMBIEN, FONDATEUR DU NADAÏSME
Né le 18 janvier 1931 à Antioquia (Andes colombiennes), Gonzalo Arango est le benjamin d’une famille conservatrice de treize enfants. Il fait des études secondaires puis entre à l’Université d’Antioquia pour étudier le droit, qu’il abandonne au bout de trois ans. Dans un style provocateur, scandaleux et virulent, il est parvenu à donner une résonance nationale au Nadaïsme.
Il commence en tant que critique de littérature dans le journal El Colombiano et fait partie de l’Assemblée nationale constituante en tant que suppléant. En 1953, il rejoint le Mouvement d’action nationale, alors dirigé par l’ancien président général Gustavo Rojas Pinilla. Après la chute de ce dernier, Arango est contraint de quitter Medellin et de se réfugier à Cali, où il se consacre au plus grand travail de toute sa vie : le Nadaïsme. La première expression de cette idéologie a été révélée en 1958 dans son « Manifeste Nadaïste ».
Au-delà du contenu même de son écriture, qui l’aura conduit à une renommée nationale, ce sont surtout les actes organisés pour faire connaître son mouvement qui feront scandale : incendies symboliques, sacrilèges dans la cathédrale de Medellin, etc.
Symboliquement, ses moines (c’est ainsi qu’il dénommait ses frères d’armes) ont brûlé ce « Prophète des Andes » à deux reprises : la première sur le pont d’Ortiz à Cali en 1963, parce qu’Arango avait dénoncé le Nadaïsme comme un désespoir nihiliste et défaitiste, et à une autre occasion, en 1968, lorsqu’il fit l’apologie du président Carlos Lleras Restrepo en tant que poète. Journaliste, Gonzalo Arango a collaboré au New Press (1963-1964), au journal El Tiempo (1968-1969) et au magazine Cromos (1966-1967). Il écrivait aussi parfois dans Corno Emplumado (Mexique) et dans Zona Franca (Venezuela). Avec Jaime Jaramillo Escobar, il publie huit numéros de la revue Nadaísmo 70. Gonzalo Arango Arias meurt dans un accident de la route à Tocancipá (Cundinamarca) le 25 septembre 1976.
BIBLIOGRAPHIE
Essais
− Primer Manifiesto Nadaísta (« Premier Manifeste Nadaïste »), 1958.
− Los Camisas Rojas (« Les Chemises rouges »), 1959.
− El Manifiesto de los escribanos católicos (« Manifeste des écrivains catholiques »), 1961.
− El Mensaje a los académicos de la lengua (« Message aux académiciens de la langue »), 1962.
− Prosas para leer en la silla eléctrica (« Prose à lire sur la chaise électrique »), 1966.
− El Terrible 13 Manifiesto Nadaísta (« Le Terrifiant 13 Manifeste Nadaïste »), 1967.
− Boom Contra Pum Pum (« Boum contre Poum Poum »), 1967.
− El Oso y el Colibrí (« L’Ours et le Colibri »), 1968.
− Obra negra (« L’Œuvre noire »), première édition en 1974, deuxième édition en 1993 et troisième en 2016.
Contes
− Sexo y saxofón (« Sexe et Saxophone »), 1963.
− Providencia (« Providence »), 1972.
Théâtre
− Nada bajo el cielorraso, HK 111 (« Rien s