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Petites histoires, Grand Est
La Nuee Bleue - EAN : 9782716510516
Édition papier
EAN : 9782716510516
Paru le : 11 sept. 2026
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A paraître 11 sept. 2026
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- EAN13 : 9782716510516
- Réf. fournisseur : NB1051
- Editeur : La Nuee Bleue
- Date Parution : 11 sept. 2026
- Disponibilite : Pas encore paru
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 80
- Format : H:240 mm L:180 mm
- Poids : 190gr
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Résumé :
Petites histoires, Grand Est est un voyage dans un territoire dont la jeune dénomination renferme de multiples héritages. Ce voyage est raconté par celles et ceux qui y sont nés, qui y ont grandi, qui y ont travaillé ou qui l’ont seulement traversé. A l’origine spontanés et désintéressés, leurs regards se font alors supports de visite. Voyageurs contemplatifs, nous prenons le temps de voir, d’observer, d’écouter, puis de ressentir ces récits multiples venus jusqu’à nous. Par la lecture de ces lignes qui résultent d’une succession de circonstances et de choix, nous nous retrouvons, le temps d’un instant, sur cette même étendue de terre. Dans un monde dématérialisé, les images amateures conservées par les Cinémathèques du Grand Est sont aujourd’hui des traces tangibles d’un ailleurs autochtone. Depuis le 14 mars 2016, trois anciennes régions et dix départements aux identités marquées font partie d’une seule et même grande région. Derrière ce changement administratif notable, ce sont 5,5 millions d’habitants qui façonnent alors ce nouveau territoire. Ces images ont été produites pour soi et seulement pour soi. Ce soi est celui de l’universel, celui que nous connaissons, celui qui nous appartient, celui auquel on s’identifie. Mais c’est aussi l’altérité, celle que nous croisons, avec qui nous vivons et partageons. Ces images sont avant tout une intention, celle de filmer ou photographier pour ne pas oublier. Là où le temps passe et les souvenirs s’évaporent, on fixe l’éphémère, allant parfois même jusqu’à accomplir le paradoxe du mouvement figé. Puis, l’image est un geste, un acte volontaire, celui de prendre une caméra ou un appareil pour immortaliser ce que nous vivons. C’est aussi décider de l’allumer à un certain moment avant de l’éteindre à un autre. L’image amateure, c’est la traduction mécanique d’un regard parcellaire sur le monde à travers une multitude d’environnements directs. D’abord images de l’intime, elles sont aujourd’hui images d’archives. Attendues ou insoupçonnées, joyeuses ou mélancoliques, ces archives sont intrinsèquement inédites. Longtemps marginalisées, elles sont aujourd’hui valorisées comme ressources vivantes. Au cœur d’un processus créatif ou simple support mémoriel, les images amateures parlent de nous en tant qu’individu appartenant à une famille, un groupe, un corps social. Ce corps social est pluriel, protéiforme, versatile. Il est à la fois celui qui nous rassemble et celui qui nous éloigne les uns des autres. Selon qui le regarde, il peut être réconfortant ou stigmatisant.
Les regards fondent et traversent cette exposition. Aux regards des cinéastes amateurs, évoqués plus haut, s’ajoute celui des commissaires venant à leur tour parcelliser avant de sélectionner dans la masse d’archives à leur disposition celles qu’ils ont souhaité montrer et faire vivre. Ce nouvel échantillon produit se veut représentatif d’une pratique aujourd’hui disparue, du moins sous cette forme. Ce regard d’archivistes, devenus conteurs d’his









