Peindre la lumière

Atelier Cont - EAN : 9782850352508
Michel Pfulg
Édition papier

EAN : 9782850352508

Paru le : 15 janv. 2027

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A paraître 15 janv. 2027
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  • EAN13 : 9782850352508
  • Editeur : Atelier Cont
  • Date Parution : 15 janv. 2027
  • Disponibilite : Pas encore paru
  • Barème de remise : NS
  • Nombre de pages : 160
  • Format : H:1 mm L:170 mm E:220 mm
  • Poids : 0gr
  • Résumé : Voici la première publication des entretiens que le collectionneur et amateur d’art Michel Pfulg a menés en 1990 auprès de cinq figures majeures de la non-figuration française, au cœur de ce que l’on a appelé la Nouvelle École de Paris. Bazaine, Bertholle, Elvire Jan, Le Moal et Manessier s’y expriment à bâtons rompus, dans l’intimité de leurs ateliers. Ils parlent de leurs débuts, de la guerre et de l’Occupation, de l’exposition fondatrice de la galerie Braun (1941), des galeries Carré, Drouin et de France, de leurs rapports avec Bonnard, Léger, Bissière, Matisse ou Braque, de la découverte de l’Espagne, de la Hollande ou de la lumière de Bretagne et de Provence. Ils disent leur rejet des étiquettes (« abstraction », « impressionnisme abstrait », « paysagisme abstrait ») et défendent une peinture « incarnée », accrochée au rythme de la nature, à la lumière, à l’espace, à une émotion qui refuse aussi bien la géométrie froide que le pure gestuel. On y entend Bazaine expliquer comment l’expérience de la ligne Maginot l’a fait passer « à l’intérieur » de la nature ; Bertholle évoquer l’influence décisive de Bissière sur le noir comme couleur et valeur, puis le passage de la non-figuration à une figuration allusive ; Elvire Jan affirmer que sa peinture n’est pas abstraite mais « naturelle », qu’il s’agit de retrouver « le rythme de la nature dans la sève des arbres » ; Le Moal et Manessier revenir sur les commandes monumentales de 1937, sur le Salon de Mai, sur les vitraux et sur le sentiment d’avoir été progressivement écartés par le marché et les institutions après l’essor de l’École de New York. Ces voix, recueillies à un âge avancé, constituent un témoignage de première main d’une densité exceptionnelle. Elles offrent un éclairage neuf et vivant sur une période souvent réduite à des oppositions simplistes (figuration / abstraction, Paris / New York, art sacré / modernité). Elles montrent comment ces artistes, formés dans les années 1930, ont inventé, au sortir de la guerre, un langage pictural poétique et spirituel qui unit sensibilité et vision essentielle, et qui a irradié l’art sacré contemporain (vitraux de Fribourg, Berlens, Les Bréseux…). Michel Pfulg, qui les a côtoyés de près grâce aux commandes de vitraux en Suisse et à une amitié de plusieurs décennies, introduit ces entretiens avec la passion d’un amateur éclairé. Juliette Laffon, dans une postface, les annote et les situe dans leur contexte historique et critique.
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