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OEUVRES COMPLETES
Gallimard - EAN : 9782070116669
Édition papier
EAN : 9782070116669
Paru le : 5 nov. 2026
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- EAN13 : 9782070116669
- Réf. fournisseur : A11666
- Collection : BIBLIOTHEQUE DE
- Editeur : Gallimard
- Date Parution : 5 nov. 2026
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 1648
- Format : 4.00 x 11.90 x 18.00 cm
- Poids : 620gr
- Interdit de retour : Retour interdit
- Résumé : Voici rassemblée en un volume unique l'oeuvre, capitale, du "Prince de poésie Ovide Nason" (la formule figure au titre d'une édition de 1532 ; Ovide se nommait Publius Ovidius Naso), expert incontesté des "tendres amours", peintre des prodigieuses métamorphoses des êtres et du monde, chantre émouvant des tourments de l'exil. S'il est acquis que notre tradition culturelle a une histoire, et que la poésie latine en est une part vivante, alors s'impose Ovide, indispensable maillon de la chaîne, origine d'un nombre considérable d'oeuvres à venir, source directe de références, de plaisir et d'émotion. Né en 43 av. J.-C., année de proscriptions qui vit notamment l'assassinat de Cicéron, Ovide a douze ans quand la victoire d'Octave, le futur Auguste, met fin aux guerres civiles qui ensanglantaient Rome. Les formes de la République demeurent, mais c'est le début du principat, les poètes s'abstiennent de célébrer les héros de la liberté, le temps semble venu de parler d'amour. C'est peut-être ce que pensa Ovide, c'est en tout cas ce qu'il fit, entre 20 av. J.-C. et le début de notre ère, avec Les Amours, les Héroïdes, L'Art d'aimer et les Remèdes à l'amour. Puis, avant l'an 8, vient le temps des grands poèmes, Les Métamorphoses, une histoire du monde où les êtres changent de forme, et Les Fastes, une histoire de Rome fondée sur le calendrier. En 8, Ovide, poète urbain, raffiné, encensé, fait l'objet d'un édit impérial ; il doit quitter la Ville. Il est assigné à résidence aux confins de l'Empire, sur les rives de la mer Noire, contrée inculte, climat éprouvant, situation dangereuse. Les causes de cet exil, carmen et error, demeurent mystérieuses : carmen, un poème, L'Art d'aimer, jugé trop licencieux (mais déjà vieux de plusieurs années), et error, car Ovide aurait vu, sans intention, par erreur ou inadvertance, quelque chose qu'il ne fallait pas voir. Quelle scène, quelles personnes, on ne sait. On sait en revanche, il suffit de le lire, que l'exil a métamorphosé sa poésie. Les Tristes et les Pontiques sont les premiers chefs-d'oeuvre de la littérature d'exil. Poésie de la souffrance, appels à la clémence, déclin progressif de l'espérance : des rives du Danube une centaine d'élégies partent pour Rome. Ovide n'y sera jamais rappelé. Il demeure, grâce à ces poèmes d'exil, le poète latin que le lecteur peut connaître le plus intimement - et, avec Les Métamorphoses, l'auteur d'une des oeuvres les plus influentes, la plus influente peut-être, de l'histoire de la littérature.



















