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Lettres à Ernest Chausson
EAN : 9782330228088
Paru le : 18 nov. 2026
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- EAN13 : 9782330228088
- Réf. fournisseur : 451436
- Collection : ACTES SUD MUSIQ
- Editeur : Actes Sud
- Date Parution : 18 nov. 2026
- Disponibilite : Pas encore paru
- Barème de remise : NS
- Poids : 0gr
- Résumé : Cet ouvrage réunit pour la première fois l'ensemble des lettres d'Henri Duparc (1848-1933) à Ernest Chausson (1855-1899), correspondance dont la plus grande partie était jusqu'à maintenant inédite. Dans ces lettres qui s'étalent de la jeunesse des deux compositeurs jusqu'à la mort d'Ernest Chausson, Henri Duparc évoque son difficile processus créateur, commente avec passion les oeuvres de son ami et prend part à distance à la vie musicale - et plus généralement artistique - de la capitale.
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Biographie :
Dans l’histoire de la musique, Henri Duparc (1848-1933) fait figure d’exception. Élève de Franck au Collège des Jésuites, il reçoit tout son enseignement de ce maître, sans jamais entrer au Conservatoire. S’il participe à la fondation de la Société nationale de musique (1871), il n’y occupe aucun poste officiel. À l’influence de Franck s’ajoute celle de Liszt et surtout de Wagner, qu’il découvre probablement aux concerts Pasdeloup. Puis Duparc assiste à la création de L’Or du Rhin et de La Walkyrieà Munich, se rend à Bayreuth en 1883 et 1886. Auteur d’une Sonate pour violoncelle et piano, de quelques pages pianistiques et d’un motet pour trois voix et orgue, du poème symphonique Lénore (1875), il doit toutefois sa célébrité à ses dix-sept mélodies. De ce corpus se détachent Chanson triste, Soupir, Extase, Élégie, Phidylé, et surtout les deux mélodies sur des poèmes de Baudelaire : L’Invitation au voyage et La Vie antérieure qui, en 1884, est sa dernière partition achevée. Après cette date, le compositeur réalise encore l’orchestration d’une poignée de mélodies et transcrit pour deux pianos quelques œuvres pour orgue de Bach et de Franck. La musique continue pourtant de l’obséder. De 1879 à 1912, Duparc travaille à son opéra La Roussalka sans le terminer, et il détruit tout ce qu’il compose. Atteint d’hyperesthésie, il est gagné par la cécité et la paralysie. La tension entre son identité française et sa fascination pour Wagner a peut-être participé à son perpétuel dénigrement de soi. Cependant, Duparc a su élaborer un style vocal, une écriture pianistique et un langage harmonique dont la richesse, la subtilité et l’originalité restent uniques.











