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Lettres à Ernest Chausson
EAN : 9782330228088
Paru le : 18 nov. 2026
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- EAN13 : 9782330228088
- Réf. fournisseur : 451436
- Collection : ACTES SUD MUSIQ
- Editeur : Actes Sud
- Date Parution : 18 nov. 2026
- Disponibilite : Pas encore paru
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 272
- Format : H:175 mm L:111 mm E:17 mm
- Poids : 168gr
- Résumé : Amis très proches, les compositeurs Henri Duparc et Ernest Chausson ont entretenu une riche correspondance de 1883 jusqu'à la mort prématurée de Chausson en 1899. À bâtons rompus, ils abordent tous les sujets qui les préoccupent, des problèmes de santé de Duparc jusqu'aux activités de la Société nationale de musique, en passant par la mémoire de leur maître adoré César Franck et plus généralement les événements de la vie artistique parisienne. Surtout, ils se soutiennent mutuellement dans leurs efforts pour trouver leur voie créatrice malgré les doutes récurrents auxquels ils sont confrontés, commentant avec passion leurs partitions respectives. Réunies ici pour la première fois, les lettres de Duparc à Chausson jettent un éclairage intime et fascinant non seulement sur l'oeuvre des deux compositeurs, mais aussi sur toute la vie musicale de leur époque.
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Biographie :
Dans l’histoire de la musique, Henri Duparc (1848-1933) fait figure d’exception. Élève de Franck au Collège des Jésuites, il reçoit tout son enseignement de ce maître, sans jamais entrer au Conservatoire. S’il participe à la fondation de la Société nationale de musique (1871), il n’y occupe aucun poste officiel. À l’influence de Franck s’ajoute celle de Liszt et surtout de Wagner, qu’il découvre probablement aux concerts Pasdeloup. Puis Duparc assiste à la création de L’Or du Rhin et de La Walkyrieà Munich, se rend à Bayreuth en 1883 et 1886. Auteur d’une Sonate pour violoncelle et piano, de quelques pages pianistiques et d’un motet pour trois voix et orgue, du poème symphonique Lénore (1875), il doit toutefois sa célébrité à ses dix-sept mélodies. De ce corpus se détachent Chanson triste, Soupir, Extase, Élégie, Phidylé, et surtout les deux mélodies sur des poèmes de Baudelaire : L’Invitation au voyage et La Vie antérieure qui, en 1884, est sa dernière partition achevée. Après cette date, le compositeur réalise encore l’orchestration d’une poignée de mélodies et transcrit pour deux pianos quelques oeuvres pour orgue de Bach et de Franck. La musique continue pourtant de l’obséder. De 1879 à 1912, Duparc travaille à son opéra La Roussalka sans le terminer, et il détruit tout ce qu’il compose. Atteint d’hyperesthésie, il est gagné par la cécité et la paralysie. La tension entre son identité française et sa fascination pour Wagner a peut-être participé à son perpétuel dénigrement de soi. Cependant, Duparc a su élaborer un style vocal, une écriture pianistique et un langage harmonique dont la richesse, la subtilité et l’originalité restent uniques.











