Les Entremondes - Tome 2 - Les Eaux lourdes

Dargaud - EAN : 9782205050790
Patrice Larcenet
Édition papier

EAN : 9782205050790

Paru le : 20 oct. 2001

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  • EAN13 : 9782205050790
  • Réf. fournisseur : 21811
  • Collection : POISSON PILOTE
  • Editeur : Dargaud
  • Date Parution : 20 oct. 2001
  • Disponibilite : Disponible
  • Barème de remise : NS
  • Nombre de pages : 48
  • Format : H:228 mm L:298 mm E:8 mm
  • Poids : 465gr
  • Résumé : Russie. Centrale nucléaire de Tiksy. Davor Lenko, bien imbibé de vodka, fait sa ronde de surveillance en râlant contre son boulot de merde et sa centrale pourrie. Mais voilà qu'il se paume dans la salle de refroidissement du réacteur, et trouve une porte ouverte. D'abord, ça fait désordre dans une centrale, et ensuite, il n'y a plus de centrale : il est tout seul dans la neige, et plus précisément sur le territoire de l'Inquisition, le Saint Royaume. Lequel Royaume est peuplé de deux communautés qui ne s'entendent pas. L'Inquisition, qui distribue des hosties contre les nuages rouges. Et les difformes, qui sont vraiment moches mais très mignons, et qui refusent de manger les hosties. L'Inquisition veut la peau des difformes : elle n'aime pas qu'on refuse de manger ses hosties. Et puis il y a la prophétie : un jour, le prophète viendra. Et il ouvrira le cœur des Eaux lourdes, là où gît le Kan-Cer, vestige d'une civilisation antique d'où s'échappent les nuages rouges qui ont déformés les difformes. Et Davor Lenko est le prophète - il n'en revient pas, il veut juste rentrer chez lui. Les Larcenet ont été nominés à Angoulême 2001 pour le premier épisode de la série, et cette fois, ils font encore plus fort. Virtuosité du scénario (une boucle temporelle infernale), drôlerie des personnages, des situations et des dialogues, originalité captivante d'un dessin qui va de la loufoquerie à l'émotion silencieuse - ils nous donnent, sur le thème de Tchernoybyl et autres monstres mal maîtrisés, un petit chef-d'œuvre d'humour aussi mordant que raffiné.
  • Biographie : Emmanuel Larcenet, dit « Manu Larcenet » ou simplement « Larcenet », naît le 6 mai 1969 à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Il suit des études de graphisme au lycée de Sèvres, puis il s’inscrit à l’école Olivier-de-Serres, où il obtient un BTS d’expression visuelle option images de communication. Dès 1991, il publie dans ‘Yéti’, pour lequel il réalise également sa première couverture de magazine. En 1994, il entre à ‘Fluide glacial’, où il peut développer à loisir des histoires, imprégnées d'absurde, de non-sens et d'humour parodique. Son premier album paraît en 1996, dans un format à l'italienne, « 30 Millions d'imbéciles » (Glénat). Il signe ensuite plusieurs histoires complètes ? « Soyons fous » (Fluide Glacial, 1996), « La Loi des séries » (Fluide glacial, 1997), « À l'ouest de l'Infini » (Fluide glacial, 1999), « Les Superhéros injustement méconnus » (Fluide glacial, 2001), « Ni dieu, ni maître, ni croquettes » (Glénat, 2002) ou encore « Le Guide de la survie en entreprise » (Fluide glacial, 2005). Entre-temps, Larcenet fonde, avec Nicolas Lebedel, sa propre maison d'édition, Les Rêveurs de Rune – qui deviennent assez vite Les Rêveurs –, pour publier des œuvres à la limite de l'expérimental. Il y crée la collection « On verra bien… », dans laquelle il publie plusieurs one-shots qu’il écrit et dessine dans un format à l'italienne et en noir et blanc ? « Dallas Cowboy » (1997), « Presque » (1998), « On fera avec » (2000), « L'Artiste de la famille » (2001), puis « Ex Abrupto » (2005). Dans ces différentes œuvres intimistes, il utilise un trait plus lâche et expressif, Larcenet s'interroge sur la création, la mort, ou encore l'obésité. Il poursuit son travail avec ‘Fluide glacial’, où il crée une série parodique de Bob Morane, intitulée « Bill Baroud », qui comptera quatre tomes (Fluide glacial, 1998-2002). Les six épisodes de « Minimal » (série éditée en albums par Fluide glacial en 2003), marquent une rupture. Dans ces pages, qui se moquent des dérives intellectualistes de la bande dessinée alternative, Larcenet se fait plus caustique. De la fin 2005 à 2006, il dessine, sur des scénarios de Lindingre, « Chez Francisque ». Mais, à la suite d’un désaccord avec Thierry Tinlot, il quitte la revue au mois de juin 2006, douze ans après y avoir publié ses premiers dessins. Entre 1997 et 2004, il est accueilli par ‘Spirou’ les éditions Dupuis. Il participe à la nouvelle collection « Humour libre », où il signe, avec Jean-Michel Thiriet, la trilogie « La vie est courte » (Dupuis, 1998-2000). Puis il scénarise les deux premiers albums de « Pedro le Coati », dessinés par Gaudelette. À cette époque, Larcenet va se concentrer sur de nouvelles séries humoristiques pour Dargaud, qui vient de créer la collection « Poisson Pilote », sorte de laboratoire pour jeunes talents issus de la bande dessinée indépendante. Il y déploie tout son talent et dessine « Les Cosmonautes du futur », des aventures scénarisées par Lewis Trondheim (3 tomes, 2000-2004), « Donjon Parade », série écrite par le même Trondheim et Joann Sfar (5 tomes, 2000-2007), « Les Entremondes », une histoire imaginée par son frère Patrice (2 tomes, 2000-2001), et « Le Retour à la terre » (5 tomes, 2002-2008), avec Jean-Yves Ferri. Seul, il réalise la série comico-historique « Une aventure rocambolesque de… » (2002-2009), puis « Nic Oumouk » (2 tomes, 2005-2007). Entre-temps, il commence le fabuleux « Combat ordinaire » (Dargaud), quatre tomes semi-autobiographiques. Cette œuvre lui vaut le prix du meilleur album lors du festival d’Angoulême en 2004. La même année paraît « Vincent Van Gogh. La ligne de front », tome 2 d’« Une aventure rocambolesque de… » (Dargaud). En 2005, il écrit et dessine « L'Histoire du soldat » (Six Pieds sous terre), en 2007, « De mon chien comme preuve irréfutable de l'inexistence d'un dieu omniprésent » (Six Pieds sous terre). Entre 2006 et 2009, il poursuit « Une aventure rocambolesque de… » (Dargaud). En 2009, l'auteur surprend avec le tome 1 de l’époustouflant « Blast ». Le quatrième et dernier tome « Pourvu que les bouddhistes se trompent » sort en 2014. L’année suivante, Larcenet entame « Le Rapport de Brodeck (Dargaud), un diptyque adapté du roman éponyme de Philippe Claudel. Entre les épisodes de « Blast », il signe « Peu de Gens Savent » (Les Rêveurs) et « Nombreux sont ceux qui ignorent » (Les Rêveurs). En 2012, il illustre le roman de Daniel Pennac « Journal d’un corps » (Futuropolis-Gallimard). En 2014, il écrit et dessine « Microcosme » (Les Rêveurs), puis, peu plus tard, en 2017, « Les Branleurs » (Les Rêveurs). En 2018, il annonce dire « adieu au papier » pour dessiner uniquement sur tablette graphique. L’année suivant, onze ans après la parution du dernier épisode, il met en images le tome 6 de « Retour à la terre » (Dargaud), toujours avec Jean-Marc Ferri. En 2020, il commence la trilogie « Thérapie de groupe » (Dargaud, 2020), une œuvre hilarante et déchirante. Dans un tout autre genre, il se plonge dans l’adaptation du prix Pulitzer 2007 ? en 2024 paraît ainsi « La Route », de Cormac McCarthy. Un ouvrage éblouissant.
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