Les dictionnaires surréalistes, 1924-1976 - alphabet et déraison

Champion - EAN : 9782745324993
KLEIBER PIERRE-HENRI
Édition papier

EAN : 9782745324993

Paru le : 30 avr. 2013

150,00 € 142,18 €
Disponible
Pour connaître votre prix et commander, identifiez-vous
Notre engagement qualité
  • Benefits Livraison gratuite
    en France sans minimum
    de commande
  • Benefits Manquants maintenus
    en commande
    automatiquement
  • Benefits Un interlocuteur
    unique pour toutes
    vos commandes
  • Benefits Toutes les licences
    numériques du marché
    au tarif éditeur
  • Benefits Assistance téléphonique
    personalisée sur le
    numérique
  • Benefits Service client
    Du Lundi au vendredi
    de 9h à 18h
  • EAN13 : 9782745324993
  • Réf. fournisseur : 07532499
  • Collection : LMD
  • Editeur : Champion
  • Date Parution : 30 avr. 2013
  • Disponibilite : Disponible
  • Barème de remise : NS
  • Nombre de pages : 896
  • Format : H:51 mm L:235 mm E:155 mm
  • Poids : 1.24kg
  • Résumé : Les surréalistes furent d’infatigables pasticheurs de dictionnaires. Du chef-d’œuvre poétique Glossaire « j’y serre mes gloses » de Michel Leiris (1925 et 1939) à « Objets d’identit »é (1976), en passant par le « Dictionnaire critique » de la revue « Documents » (1929-1930), le « Dictionnaire abrégé du surréalisme » (1938), la mystérieuse « encyclopédie » Da Costa (1947-1949) et le « Lexique succinct de l’érotisme » (1959), sans compter les réalisations plus modestes qui reprennent à nouveaux frais la grande œuvre séculaire de la lexicographie, les surréalistes cultivèrent avec une remarquable obstination la « déraison par alphabet ». On ne les attendait pourtant pas sur ce terrain d’une forme autoritaire et standardisée, dont l’image est liée d’un côté à la légalité de la langue, de l’autre à une culture recuite, de consommation courante, à portée immédiate du savoir. Pourquoi ce paradoxe ? Au-delà des apparentes incompatibilités entre écriture surréaliste et écriture lexicographique, le dictionnaire répond d’abord à un choix institutionnel, à l’ambition encyclopédique du mouvement ; ensuite, à une attraction naturelle pour un genre hétéroclite et un ordre anti-architectural qui place les mots à la clef de tout ; enfin, à une démarche polémique qui instruit le procès du vocabulaire et en ouvre autoritairement le sens. La culture buissonnière des vocables hors de leur usage réglementaire amène cependant à envisager le langage surréaliste dans une perspective qui n’est pas si éloignée de certaines conceptions modernes de la linguistique. Pierre-Henri Kleiber, agrégé de lettres modernes et docteur ès lettres, est maître de conférences à l’Université de Cergy-Pontoise. Sa recherche porte sur les dictionnaires et la littérature au sein du laboratoire CNRS Lexiques Dictionnaires et Informatique (UMR 71 87).
Haut de page
Copyright 2026 Cufay. Tous droits réservés.