LEON SAZERAT

EAN : 9782958276713
HIRAT THOMAS
Édition papier

EAN : 9782958276713

Paru le : 18 juin 2026

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  • EAN13 : 9782958276713
  • Réf. fournisseur : 978295827671
  • Date Parution : 18 juin 2026
  • Disponibilite : Disponible
  • Barème de remise : NS
  • Nombre de pages : 175
  • Format : H:275 mm L:210 mm E:13 mm
  • Poids : 966gr
  • Résumé : Pour l’année de ses 40 ans, Espace Porcelaine souhaitait que l’exposition temporaire incarne l’image du four des Casseaux : un élément fort du patrimoine, célébrer de son vivant puis tombé dans l’oubli et aujourd’hui reconnu. À ce titre, Léon Sazerat incarne tout ce qu’Espace Porcelaine défend : Limoges, la céramique, les défis techniques et les recherches artistiques. Léon Sazerat (1831-1891) est un enfant de Limoges, formé très tôt dans les ateliers d’une cité porcelainière en plein essor. En 1852, il prend les rênes de son premier atelier, boulevard Saint-Maurice, et se forge rapidement une renommée. David Haviland sous-traite de nombreux modèles au jeune et talentueux modeleur. Son catalogue s’étoffe, il est remarqué lors de l’Exposition universelle de 1855 à Paris pour la qualité de ses biscuits et obtient une médaille d’argent. Une première récompense qui anime sa soif de défis et de reconnaissance. En 1859, il s’associe avec son beau-père Pierre Blondeau (1812-1903) et érige une nouvelle manufacture faubourg Montjovis avec deux fours. Les cuissons au bois sont remplacées par la houille, l’activité s’intensifie et l’effectif atteint presque 100 personnes. Léon Sazerat poursuit ses recherches et présente ses productions dans la France entière. Une rencontre va changer le destin de cette manufacture et les créations de Léon Sazerat. Pierre-Adrien Dalpayrat (1844-1910), brillant céramiste originaire de Limoges, est de retour dans sa ville natale. Il s’est, entre autre, formé dans la faïencerie de Jules Vieillard à Bordeaux. Artiste à la pointe de son époque, Dalpayrat est recruté par Sazerat comme décorateur. Les deux hommes s’estiment, s’entendent et à partir de cette rencontre, la manufacture de porcelaine ajoute à sa production des faïences artistiques. Ce positionnement semble paradoxal dans la capitale porcelainière mais la pâte à faïence offre plus de possibilités de sculpture et permet d’obtenir une riche gamme de couleurs vitrifiées. Cet élan correspond au positionnement que Léon Sazerat souhaite établir : d’un côté une production courante, avec les services de table et différentes pièces d’usage en porcelaine, et de l’autre, une production artistique, en faïence. C’est ainsi qu’en 1878, lors de l’Exposition universelle de Paris, la manufacture Sazerat est remarquée doublement, pour ses porcelaines et ses faïences. Les faïences d’art alternent entre sujets historiques de style néo-classique, néo-gothique mais glissent petit à petit vers l’influence de l’époque : le japonisme. En effet, à l’image du grand céramiste Théodore Deck (1823-1891), Léon Sazerat est séduit par les productions artistiques venues du Japon et plus largement d’Orient. Son répertoire de formes s’élargit, de nombreuses formes et éléments nouveaux empruntent au japonisme et à l’orientalisme. Aujourd’hui encore, cette période de production reste le sommet de sa carrière, en termes de qualité d’exécution et de couleurs aux émaux de grand feu.
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